J’aimerais me convertir à l’islam…
26/1/2009
Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux
J’aimerais me convertir à l’islam…
Bonjour.
Je suis sur le point de me convertir à l'islam. J'aimerais savoir que
doit faire une personne, homme ou femme, pour se convertir à l'islam et
pour que cela soit valable. J'aimerais aussi savoir si je dois me faire
circoncire. Je voudrais enfin vous dire que j'ai une certaine
appréhension liée au fait que je ne connais pas grand-chose de l'islam
et que je risque donc, après ma conversion, de commettre sans m'en
rendre compte une erreur par manque de savoir sur les règles éthiques,
morales et sociales de l'islam. Mon appréhension concerne les autres
musulmans : comment vont-ils me percevoir ? Voilà une de mes craintes :
d'être jugé par les musulmans et musulmanes.
L'islam n'est pas « la religion des Arabes »
Réponse :
Avant
de répondre à vos questions, je voudrais rappeler quelques points
essentiels : L’islam n'est pas « la religion des Arabes ». L'islam est
un message universel d'amour et de paix, une conception de l'univers et
de la vie sur terre, une volonté de rechercher un accord complet avec
ce que Dieu agrée (sens de « soumission », en arabe : « islam »), un
ensemble de croyances, de valeurs, de principes et de règles, auquel
n'importe quel être humain peut adhérer.
Que
l'on soit typé comme un Oriental ou comme un africain à la peau sombre,
que l'on soit blond aux yeux bleus ou jaune aux cheveux noir de jais…
Que l'on soit un bédouin du désert ou un cadre informatique travaillant
dans un gratte-ciel, que l'on soit navigateur voguant sur les eaux
bleues ou ouvrier gagnant sa vie à la sueur de son front et à la force
de ses bras… que l'on soit d'Orient ou d'Occident… Que l'on soit né
dans une famille musulmane ou que l'on choisisse de se convertir à
l'islam par conviction profonde et intime, après avoir été adepte d'une
autre religion ou après avoir été athée… Que l'on soit homme ou femme…
Que l'on soit âgé ou jeune… L'islam accueille toutes celles et tous
ceux qui choisissent de plein gré d'adhérer à son message. Et tous ces
gens deviennent musulmans et musulmanes au même titre que celles et
ceux qui l'étaient déjà avant eux.
Dieu U dit :
)يَا
أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَاكُمْ مِنْ ذَكَرٍ وَأُنْثَى
وَجَعَلْنَاكُمْ شُعُوبًا وَقَبَائِلَ لِتَعَارَفُوا إِنَّ أَكْرَمَكُمْ
عِنْدَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ(
( Ô
les hommes, nous vous avons créés à partir d'un seul homme et d'une
seule femme, et nous avons fait de vous des nations et des tribus pour
que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès de
Dieu, est le plus pieux d'entre vous. Dieu est omniscient, Grand
Connaisseur. ) (Les appartements/13).
Et il dit :
)وَمِنْ
آَيَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُمْ مِنْ أَنْفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِتَسْكُنُوا
إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُمْ مَوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ
لآَيَاتٍ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ وَمِنْ آَيَاتِهِ خَلْقُ السَّمَاوَاتِ
وَالأَرْضِ وَاخْتِلافُ أَلْسِنَتِكُمْ وَأَلْوَانِكُمْ إِنَّ فِي ذَلِكَ
لآَيَاتٍ لِلْعَالِمِينَ (
( Et
parmi Ses Signes : Il vous a créés de terre, puis vous voilà des hommes
se dispersant [dans le monde]. Et parmi Ses Signes : Il a créé pour
vous, de vous-mêmes, des épouses pour que vous viviez la tranquillité
auprès d'elles et il a mis entre vous de l'amour et de la tendresse. Il
y a en cela des signes pour ceux qui réfléchissent. Et parmi Ses
Signes : la création des cieux et de la terre, et la diversité de vos
langues et de vos couleurs. Il y a en cela des signes pour ceux qui
savent. ) (Les romains/20-22).
Aucune contrainte ne peut être exercée sur qui que ce soit pour le convertir à l'islam. Le Coran est clair :
)لا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ(
(Pas de contrainte en religion : la vérité s'est distinguée de l'erreur. )(La Génisse/256).
Au
niveau de la croyance et des grands principes (Al-Oussoul c.-à-d. les
fondements de la religion reconnus par nos pieux prédécesseurs), il n'y
a pas de différences dans l’application des règles de l'islam par
rapport à l’environnement dans lequel vivent les musulmans. En
revanche, pour ce qui ne relève pas de ces choses-là, une adaptation de
certaines règles par rapport au contexte ('ourf) est possible.
La conversion d'une femme ou d'un homme à l'islam
Il
s'agirait plutôt d'une « reconversion à l'islam », puisque, comme l'a
dit le Prophète (sur lui la paix), chacun et chacune naissent en étant
prédisposés (fitra) à l'aspiration et à la soumission à Dieu, ce qui
est le sens du mot « islam ».
En
islam, étant donné qu'il n'y a pas de clergé, il n'y a pas de
représentant de Dieu sur terre au sens clérical du terme. En effet, en
islam, tous les musulmans sont des représentants de Dieu sur terre sans
aucune distinction si ce n’est avec la piété. De même, il n'y a pas de
baptême comme c'est le cas dans le catholicisme. Pour se convertir à
l'islam, il suffit d'accepter qu’« il n'y a aucune divinité digne
d’être adorée en dehors de Dieu et d’accepter que Muhammad (sur lui la
paix) est le dernier Messager de Dieu ». Le mieux est qu'on le fasse
devant d'autres personnes, puisqu'il s'agit d'un témoignage.
Il
est bon que des musulmanes et musulmans, qui sont présents dans le lieu
que l'on habite, sachent que l'on s'est reconverti à l'islam. Cela
parce que les musulmans forment une grande communauté (qui n'est basée
ni sur la race ni sur la couleur de la peau, mais sur l'acceptation
d'une même croyance, conception du sens de la vie et sur le partage de
valeurs communes), et le Prophète (sur lui la paix) a souvent rappelé
qu'il faut rester attaché à la communauté (al-jamâ'ah) (ce d'autant
plus qu'il n'y a pas de clergé en islam). Cela est d'ailleurs utile
pour maintes occasions : en cas de décès, par exemple, les frères et
sœurs pourront prendre les mesures nécessaires pour qu'on soit inhumé
aux côtés de ses frères et sœurs musulmans.
Les conditions du témoignage
L'acceptation des deux points mentionnés ci-dessus revient à accepter des choses plus globales, comme :
- vouloir
sincèrement adorer Dieu et se soumettre à ce que Dieu veut. Il faut
donc adorer Dieu sans rien lui associer et croire que nul ne mérite
d’être adoré si ce n’est Dieu seul. Il faut mettre en application ses
ordres et ses prescriptions selon ses possibilités.
- croire
comme véridiques toutes les paroles de Dieu (le Coran) et tout ce que
Muhammad, Son dernier Messager, a montré comme voie (ses actes, ses
paroles et approbations). Ce dernier témoignage implique de croire
qu’il n’y a aucune personne sur terre qui mérité d’être suivie si ce
n’est le Prophète (sur la paix). Nous disons bien « suivie » et non
« adorée », car l’adoration n’est vouée qu’à Dieu seul, mais il faut
l’adorer comme l’a adoré notre Prophète sans rien ajouter quoi que ce
soit à sa législation ou en soustraire quoi que ce soit. C’est cela le
réel suivi du Prophète (sur lui la paix).
« Croire
en quelque chose », ce n'est pas seulement « savoir l'existence de
cette chose », c'est « savoir et accepter de tout son cœur, sans
retenue, l'existence de cette chose » et mettre en application ce que
ce témoignage implique.
Celui ou celle qui se convertit doit le faire sincèrement pour Dieu et
non pas pour rechercher un avantage matériel ou social (quel qu'il
soit). Les musulmans et musulmanes n'ont aucune possibilité ni aucun
droit de dire d'une personne qu'elle s'est convertie pour obtenir un
avantage social. Mais Dieu, lui, sait ce que recèlent les cœurs et il
demandera des comptes à chacun et à chacune le jour du jugement.
Dieu dit (selon Abraham) :
)وَلا تُخْزِنِي يَوْمَ يُبْعَثُونَ# يَوْمَ لا يَنْفَعُ مَالٌ وَلا بَنُونَ# إِلا مَنْ أَتَى اللَّهَ بِقَلْبٍ سَلِيمٍ(
(Et ne me couvre pas d’ignominie le jour où l’on sera ressuscité # le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité # sauf celui qui se présente à Dieu avec un cœur sain. ) (Les Poètes/87-89)
L’attestation
que « Nulle divinité ne mérite d’être adorée sauf Dieu » et que
« Muhammad est le Messager de Dieu », en expliquant sa signification et
en montrant les conditions de cette attestation.
Son sens est le suivant :
« Nulle divinité ne mérite d’être adorée… » signifie : renier tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.
« …Sauf Dieu » signifie : affirmer que l’adoration est réservée à Dieu, sans aucun associé.
Quant aux conditions de cette attestation, elles sont au nombre de huit :
1. La connaissance (de son sens) qui s’oppose à l’ignorance.
2. La certitude qui s’oppose au doute.
3. L’exclusivité du culte (la sincérité) qui s’oppose au polythéisme.
4. La véracité qui s’oppose au mensonge.
5. L’amour qui s’oppose à la haine.
6. La soumission qui s’oppose au délaissement.
7. L’acceptation qui s’oppose au rejet.
8. Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.
Certains ont rassemblé ces conditions sous forme de vers :
عِلمٌ يَقِينٌ إخْلاَصٌ و صِدْقُكَ مَعْ
مَحَـبَّةٍ و انـقِيادٍ و القَبُولِ لَهَا
و زِيدَ ثَامِنُهَا الكُفْرَانُ مِنْكَ بِمَا
سِوَى الإلـَهِ مِنَ الأوْثَانِ قَدْ أُلِّهَا
Savoir avec certitude, sincérité,
Amour, soumission, mais aussi véracité,
L’acceptation, et huitièmement le rejet,
De tout ce qui, en dehors de Dieu, est adoré.
La conversion à l'islam dans les faits
La personne prononce la formule : « Je témoigne qu'il n'y a aucune divinité méritant d’être adorée en dehors de Dieu et que Muhammad est le messager de Dieu » (En phonétique : Ach-Hadou ane lâ ilâha illa lahou wa ach-hadou anna Mouhamadane rassouloullahi).
Le mieux est qu'elle le fasse devant d'autres personnes, puisqu'il s'agit d'un témoignage.
Après cela, vous êtes musulman(e) avec l’aide de Dieu…
L’équipe d’islamhouse vous félicite et vous souhaite tout le bonheur dans cette vie et dans l’au-delà…
Il y a aussi une autre formule que l'on peut également dire et qui est extraite d'une parole du Prophète (sur lui la paix) : « Je
crois en Dieu, en l'existence des anges, en les Livres de Dieu, en Ses
messagers, au Jour dernier, et au Destin (que le bien et le mal ont été
prédestinés par Dieu). »
Il
est bon d'informer des musulmans et musulmanes de sa conversion à
l'islam. En effet, l’islam est une religion qui appelle à l’union.
À
partir de ce moment, on apprendra peu à peu non seulement les actes du
culte, mais aussi les règles éthiques, morales et sociales que l'islam
offre aux femmes et aux hommes. Cela se fera peu à peu. Il ne faut pas
s'angoisser dès le premier instant, et il ne faut surtout pas croire
que l’on pourra tout appliquer en peu de temps, mais l’islam est une
école de la vie, elle éduque selon chaque possibilité de la personne.
La personne prendra soin d’apprendre sa croyance avant toute chose puis
les cinq piliers de l’islam et les mettre en pratique.
Le
jour où l'on se convertit, il est mieux de prendre un bain complet
(dans certains cas cela peut également être obligatoire), et ceci pour
se purifier, car l’islam efface tous les péchés commis avant la
conversion, c’est une nouvelle naissance en quelque sorte. D’où le fait
de se débarrasser de la pilosité qui se trouve sous les aisselles et
sur le pubis (comme les musulmans et les musulmanes le font tout au
long de leur vie). En effet, se débarrasser de cette pilosité est un
acte de propreté en islam et un signe de la saine nature (la fitra).
Certains
organismes et instituts délivrent des « certificats d'appartenance à la
religion musulmane », certificats établis devant le témoignage, par la
personne, de la formule de foi. Ces certificats ne servent pas à
prouver aux yeux des autres musulmans sa conversion à l'islam, mais
seulement à l'accomplissement du pèlerinage à La Mecque (les autorités
saoudiennes demandant souvent, pour des raisons évidentes
d'administration, ce genre de certificats). Donc, il serait utile de se
le procurer. En France, les grandes mosquées, comme celle de Paris le
délivrent.
L'homme qui se convertit à l'islam doit-il se faire circoncire ?
Ce qui est certain, c'est que la validité de la conversion ne repose
pas sur la circoncision : même au cas où quelqu'un se serait converti,
mais ne se serait ensuite pas fait circoncire, sa conversion est en-soi
valable. La seule question qui se pose est de savoir si se faire
circoncire est obligatoire ou pas, et si le fait de ne pas s'être fait
circoncire après s'être converti constitue donc un péché ou pas.
D'après les savants Ash-Shâfi'î et Ahmad, la circoncision est
effectivement obligatoire, tandis que le savant Abû Hanîfa la
recommande fortement (Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, p. 461 et p.
2752). Le savant Ash-Shawkânî a donné préférence à l'avis disant que ce
n'est pas obligatoire (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Il y a certes un
hadith du Prophète (sur lui la paix) où il a dit : « Celui qui se
convertit, qu'il se fasse circoncire », mais Ash-Shawkânî a démontré
qu'aucun hadith indiquant le caractère obligatoire de la circoncision
n'est authentique (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Même ceux des savants
qui pensent que c'est obligatoire disent qu'au cas où, à cause de
l'âge, il ne serait pas bon pour quelqu'un de se faire circoncire
(selon avis médical), alors il ne le fera pas (Fat'h ul-bârî, tome 10
p. 419).
Soyez serein !
1- Il est vrai que
l'islam dit que chaque musulman et musulmane qui assiste à un acte
répréhensible, doit rappeler à celui qui le commet ses devoirs
vis-à-vis de Dieu. Mais le Prophète (sur lui la paix) a aussi enseigné
la progressivité dans le rappel, ce qui est valable pour les musulmans
en général, mais aussi et surtout pour ceux qui viennent de se
convertir à l'islam. Le Prophète (sur lui la paix) avait envoyé Mou'âdh
au Yémen vers la fin de sa vie, alors que la plupart des obligations et
des interdictions de l'islam étaient déjà révélées. Or, il lui avait
bien recommandé d'être progressif lorsqu'il informerait ceux qui se
convertiraient à l'islam des obligations leur incombant :
« Tu
vas te rendre auprès d’un peuple de Gens du Livre. Que la première
chose à laquelle tu les invites soit l’adoration de Dieu. Lorsqu’ils
connaîtront cette adoration de Dieu, informe-les que Dieu a rendu
obligatoires cinq prières dans la journée et la nuit. Et lorsqu’ils
feront cela, informe-les que Dieu a rendu obligatoire sur eux une
aumône qui sera prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres… » (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).
Les
musulmans et musulmanes doivent donc se souvenir de cet enseignement du
Prophète (sur lui la paix) et ne pas vouloir tout rappeler (ce qui est
fondamental/obligatoire, comme ce qui est secondaire/purement
facultatif) à celui ou à celle qui vient de se convertir.
2- Et s'il s'agit
de quelque chose de nécessaire qu'il faut rappeler, les musulmans et
musulmanes doivent également se souvenir que le Prophète (sur lui la
paix) a enseigné dans ce cas la douceur. Surtout vis-à-vis de celui ou
celle qui vient d'embrasser l'islam et qui ne sait pas grand-chose de
ses règles, pour qui il faut avoir beaucoup de compréhension.
Justement, Mou'âwiya ibn al-Hakam raconte ainsi une expérience vécue
auprès du Prophète (sur lui la paix) alors qu'il s’était converti
récemment :
« Pendant
que j'accomplissais la prière sous la direction du Prophète, quelqu'un
éternua. Je dis alors : “Que Dieu te fasse miséricorde !” [Formule que
l'on dit en pareille circonstance, mais pas pendant la prière]. Les
gens me regardèrent alors avec étonnement. Je leur dis : « Eh bien,
qu'avez-vous à me regarder ainsi ? » Ils se mirent alors à tapoter de
leurs mains sur leurs cuisses. Lorsque je vis qu'ils me demandaient
ainsi d'observer le silence, je me tus. Lorsque le Prophète termina sa
prière… Mes parents peuvent être témoins du fait que je n'ai jamais vu
quelqu'un, ni avant lui ni après lui, enseigner d'une meilleure façon
que lui. Par Dieu, il ne me blâma pas, il ne me frappa pas, il ne me
dit rien de mal. Il me dit :
« En
prière, il ne convient pas qu'il y ait quelque chose relevant des
paroles des gens. Cette prière n'est que proclamation de la pureté de
Dieu, proclamation de la grandeur de Dieu, et récitation du Coran. »
Je
lui dis : « Ô Messager de Dieu, il n'y a pas longtemps que j'ai quitté
l'état de non-croyance, et Dieu nous a offert l'islam récemment. Mais
il y a parmi nous des gens qui se rendent auprès des devins. » Il me
répondit :
« Eh bien, ne te rends pas auprès d'eux »… » (Rapporté par Mouslim, nº537).
Un autre compagnon du Prophète (sur lui la paix) raconte :
« Nous
étions en train de parler de quelque chose. Il n'y avait pas longtemps
que je m'étais converti à l'islam, et je dis [par habitude, pour
appuyer mon propos] : « Je jure par Al-Lât et Al-'Uzzâ [deux idoles de
l'Arabie préislamique] ». Les autres compagnons du Prophète présents me
dirent : « Quelle horrible parole as-tu dite là ! Rends-toi auprès du
Prophète et informe-le de ce que tu as dit, car nous pensons que tu es
peut-être devenu incroyant. » Je me rendis auprès du Prophète et lui
racontai ce qui s'était passé. Il me dit : « Dis trois fois : « Il n'y
a aucune divinité en dehors de Dieu, qui est unique et n'a pas
d'associé », demande trois fois à Dieu de te protéger contre le démon,
souffle sur ta gauche trois fois, et ne redis plus cela. » (Rapporté par An-Nassaï, nº 3776).
Le
Prophète (sur lui la paix) avait compris qu'il n'avait pas fait ce
serment par apostasie, mais simplement parce qu’il avait encore
l'habitude de le dire et ce serment était encore ancré en lui.
C'est
à ce genre de fait, tout à fait prévisible et involontaire de la part
de personnes qui viennent de se convertir que se rapporte, d'après le
savant Ibn Hajar, cette autre parole du Prophète (sur lui la paix): « Celui
qui fait un serment et a dit : ‘Je jure par Al-Lât et Al-'Uzzâ’, qu'il
dise (aussitôt) : ‘Il n'y a aucune divinité en dehors de Dieu ».
Et celui qui a dit : « Viens jouer à un jeu de hasard », qu'il donne
une aumône. » (Rapporté par Al-Boukhârî, nº 4579, et par Mouslim, nº
1647).
Les
Arabes d'avant l'islam étaient friands des jeux de hasard avec mise
d'argent, et si un musulman fraîchement converti disait par réflexe,
sans réfléchir, à un ami : « Viens jouer à un jeu de hasard », il devra
être conseillé avec douceur pour qu’il se repente et il donnera
lui-même une aumône à un pauvre pour prendre de bons réflexes et de
bonnes habitudes.
3- Enfin, il faut savoir qu'en islam, les musulmans et musulmanes rappellent, ils ne jugent pas. Dieu dit :
)وَذَكِّرْ فَإِنَّ الذِّكْرَى تَنْفَعُ الْمُؤْمِنِينَ(
( Et rappelle, car le rappel profite aux croyants.) (Qui éparpillent/55)
Le
Jugement pour les croyances et les actes se fera par Dieu, le jour du
jugement. Il est vrai que, dans un pays musulman, – comme dans tous les
pays du monde, des juges existent dans des tribunaux qui rendent des
jugements juridiques face à une infraction constatée de la loi du pays.
Mais ce n'est pas de ce jugement-là que nous parlons. Nous parlons du
jugement qui consisterait à dire : « Toi tu iras au paradis ou toi tu
iras en enfer ou Dieu ne te pardonnera jamais, etc. Mais ceci n’incombe
pas au musulman, car ce genre de jugement est réservé à Dieu seul.
Wallâhou A'lam (Dieu sait mieux).
Recherche et traduction : Anas Lala de La Réunion
Révision et rajout de quelques éclaircissements : Abu Hamza Al-Germâny
Que tous ceux qui se seront servis de cet article pour se convertir veuillent bien nous en faire part …
Tags : islam
Catégorie :
L'islam
Les clefs du Paradis
26/1/2009
Les clefs du Paradis
Cheikh jalaloudine assouyouty
Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !
Voir : Miftâh el Janna fî el Ihtijâj bi e-Sunna de Suyûtî.
Voici un certain nombre de Textes scripturaires et d’annales qui démontrent que la Sunna fait valeur de loi au même titre que le Coran :
• Allah (I) dit : (Croyons donc en Allah et à Son Messager). (Les croyants sont uniquement ceux qui ont cru en Allah et à Son Messager). (Allah
a fait la faveur aux croyants de leur avoir envoyé un Messager issu des
leurs qui leur récitent Ses Versets et qui les élèvent ; il leur
apprend le Livre et la Sagesse alors qu’auparavant ils étaient sombrés dans un égarement manifeste).
• D’après el Baïhaqî, selon Abû Râfi’, le Messager d’Allah (r) a dit : « Que
je ne vois pas l’un d’entre vous recevoir, accoudé sur un coussin, un
commandement ou une interdiction que j’ai reçu en disant : « Je n’en
sais rien ! Nous devons suivre ce que nous trouvons dans le Livre
d’Allah. » Dans une version dont la chaîne narrative se termine à el Miqdâm ibn Ma’dî Karib, le Prophète (r) souligne : « Sachez que j’ai reçu le Livre et un enseignement équivalent. »
• D’après el Hâkim dans el Mustadrak, selon ibn ‘Abbâs (t), le Messager d’Allah (r) a déclaré lors d’un sermon au cours du pèlerinage d’adieu : « Ô gens ! Je vous ai laissé après moi de quoi ne pas vous égarer si vous vous y attachez : le Livre d’Allah et ma Tradition. »
• D’après el Bukhârî et Muslim, le Messager d’Allah (r) prononça au sujet d’une affaire d’adultère qui lui fut soulevée : « Je vais juger entre vous avec le Livre d’Allah »
Il ordonna ensuite de fouetter le fornicateur et de l’expulser un an,
en sachant qu’il n’est pas fait mention de la sanction d’expulsion dans
le Coran.
• D’après el Baïhaqî, selon Hassân ibn ‘Atiya, Jibrîl (u) transmettait et enseignait la Sunna au Messager d’Allah (r) comme il le faisait pour le Coran.
• Allah (I) dit : (Ceux qui te font allégeance, font allégeance à Allah ; la Main d’Allah est au-dessus de la leur). (Quiconque obéit au Messager, obéit à Allah).
• D’après el Bukhârî et Muslim, selon Abû Huraïra, le Messager d’Allah (r) a dit : « Quiconque m’obéit, obéit à Allah et quiconque me désobéit, désobéit à Allah. »
• D’après el Bukhârî, selon Abû Huraïra, le Messager d’Allah (r) a dit : « Tous les membres de ma communauté entreront au Paradis à l’exception de ceux qui refusent d’y entrer.
- Ô Messager d’Allah ! qui donc refuse d’entrer au Paradis ! lui demanda-t-on
- Celui qui m’obéit entrera au Paradis et celui qui me désobéit c’est qu’il refuse d’y entrer. »
• D’après el Bukhârî et Muslim, ibn Mas’ûd a affirmé : « Allah
maudit la femme qui s’implante des cheveux et celle qui les lui
implante, celle qui s’épile les sourcils, et celle qui s’écarte les
dents pour s’embellir ; toutes celles qui changent la création d’Allah (I). » Ce discours vint aux oreilles d’une femme du nom d’Um Ya’qûb. Elle s’adressa alors à ‘Abd Allah ibn Mas’ûd en ces termes : « J’ai entendu dire que tu affirmes telle et telle chose.
- Comment ne devrais-je pas maudire celles que le Messager d’Allah a maudites à travers le Livre d’Allah ?
- J’ai lu tout ce qui se trouvait à l’intérieur de ses reliures et pourtant je n’ai pas trouvé ce que tu dis !
- Si tu l’avais vraiment lu, tu l’aurais trouvé. N’as-tu pas lu : (Tous les enseignements que le Messager vous donne, alors prenez-les et tout ce qu’il vous interdit alors éloignez-vous-en) ?
- Bien sûr !
- Alors, sache qu’il a interdit toutes ces choses ! »
• D’après el Baïhaqî, selon Shabîb ibn Abî Fadhâla el Makkî, un jour que ‘Imrân ibn Husaïn évoquait l’Intercession, un homme dans l’assemblée l’interpella en ces termes : « Ô Abû Najîd ! Vous nous ramenez des Hadiths dont nous ne trouvons aucune origine dans le Coran !
- Tu as lu le Coran ? s’écria ‘Imrân en colère.
- Oui !
- Y
as-tu trouvé qu’il fallait faire quatre Rak’a pour la prière du ‘Ishâ,
trois pour celle du Maghreb, deux pour celle de l’aube, quatre pour
celle du Dhuhr et quatre pour celle du ‘Asr ?
- Non !
- D’où
ces enseignements vous viennent-ils ? Ne vous viennent-ils pas de nous
et ne nous viennent-ils pas directement du Messager d’Allah (r) ?... »
• Allah (I) dit : (Mais
Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous
voulons parmi Nos créatures. Toi, tu guides vers une bonne voie • La
voie d’Allah ).
• D’après el Baïhaqî, selon e-Rabî’, un jour que Shâfi’î rapporta un Hadith, un homme lui demanda : « Et toi Abû ‘Abd Allah ! Est-ce que tu choisis cette tendance ?
- Si tu me vois un jour rapporter un Hadith authentique sans en faire ma tendance, alors témoigne que j’ai perdu la raison ! »
• D’après el Baïhaqî, selon Sulaïmân e-Taïmî, nous étions Abû ‘Uthmân, Abû Nadhra, Abû Majlaz, Khâlid el Ashujj et moi en train de réviser le Hadith et la Sunna quand une personne dans l’assemblée proposa : « Ne serait-il pas mieux pour nous de lire le Coran ?
- Abû Sa’îd el Khudrî nous disait, répondit Abû Nadhra : Il vaut mieux réviser le Hadith que de lire le Coran ! »
L’auteur a dit : e-Shâfi’î souligne dans ce sens : « Il vaut mieux étudier la science que de faire des prières surérogatoires. » Lire le Coran est un acte d’adoration surérogatoire en effet, tandis qu’apprendre le Hadith relève de « l’obligation collective » (Fardh el Kifâya : si une partie suffisante de la communauté s’en charge alors le reste de la communauté en est épargnée).
• D’après el Baïhaqî, selon Khâlid ibn Yâzid, le Hadith est aussi sacré que le Coran. Selon Ismâ’îl ibn Abî Uwaïs, avant de réciter un Hadith,
Mâlik faisait ses ablutions, s’asseyait sur le bord de son lit, se
peignait la barbe, et prenait une position respectueuse. Lorsqu’on lui
posa la question à ce sujet, il répondit : « J’aime donner de l’importance aux paroles du Messager d’Allah (r). »
Selon ce même Malik, un homme se rendit au chevet de Sa’îd ibn el
Musaïb qui était malade. Il lui posa une question, mais Sa’îd s’assit
alors qu’il était allongé. Puis, il lui récita un Hadith. « Je ne voulais pas te fatiguer ! lui lança l’homme.
- J’ai appréhendé te réciter les paroles du Messager d’Allah (r) en étant allongé. »
Quant à el A’mash, s’il voulait réciter un Hadith alors qu’il n’avait pas ses ablutions, il faisait le Tayammum (ablution sèche).
• D’après e-Tabarânî dans el Awsat, selon ibn ‘Umar, le savoir se résume à trois choses : un Texte du Coran révélé, une Tradition en vigueur ou je ne sais pas !
• D’après e-Dârimî, selon Sa’îd ibn el Musaïb, ce dernier a vu un homme multiplier les prières après la prière du Fajr. Il lui fit une remarque, mais l’homme lui répondit aussitôt : « Abû Mohammed ! Allah va-t-il me châtier à cause d’une prière ?
- non ! Mais il va te châtier pour avoir contredit la Sunna ! »
• Abû ‘Uthmân el Haïrî a dit : « Quiconque met en pratique la Sunna dans ses paroles et ses actes, exprime la sagesse. Et quiconque se soumet à ses passions, exprime l’innovation. » Le Très-Haut dit : (Si vous le suivez, vous serez alors guidés sur le droit chemin). Abû Hamza el Baghdâdî a dit : « Celui
qui découvre le chemin de la vérité, il lui sera facile de l’emprunter.
Il n’y a pas d’autre guide qui mène à Allah que de suivre le Messager (r) à travers ses différentes situations, ses paroles et ses actes. » Abû Ishâq Ibrâhîm ibn Dâwûd a dit : « La preuve que l’on aime Allah, c’est de se soumettre à Son obéissance et de suivre son Prophète (r). »
Selon el Junaïd, le chemin qui mène vers Allah est obstrué à tout le
monde, sauf à ceux qui suivent les annales du Messager d’Allah (r) et qui s’en tiennent à ses traces.
• D’après el Bukhârî dans e-Târîkh, l’Imam Mâlik a dit : « La Sunna, c’est l’Arche de Noé, quiconque s’embarque dessus est sauvé et quiconque s’en détourne est perdu. »
Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !
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L'islam
Qu'est ce que La "sounnah" ??
19/11/2008
Qu'est-ce que la Sounnah?
À l'origine, le mot arabe
sounnah signifie
Chemin, direction ou voie. Dans le contexte de l'Islam, le terme désigne les paroles et actes du prophète Mou
hammad
(1). Ce terme n'est pas le fruit du hasard puisque la voie tracée par le prophète
(1) est celle que tout musulman doit suivre, elle est la droite voie! Le prophète Mou
hammad
(1)
est perçu par les musulmans comme le meilleur modèle à suivre afin
d'adorer Dieu au mieux. La collecte, la classification, la vérification
et la publication de la Sounnah sont de véritables sciences (voir à ce
propos le document sur la
science du hadith).
La sounnah est donc une source indispensable pour qui désire accroître,
perfectionner sa foi et obéir à Dieu comme il se doit. Le Coran, livre
révélé par Dieu au prophète
(1), est
la parole de Dieu. Il souligne qu'il n'est pas le seul texte à être
issu de Dieu. Le prophète a lui-même des propos et un comportement
inspirés par Dieu, comme le souligne ce verset :
| Sourate 53, Verset 2 à 4 |
1. Votre compagnon ne s'est pas égaré et n'a pas été induit en erreur 2. et il ne prononce rien sous l'effet de la passion 3. et ce n'est rien d'autre qu'une révélation inspirée. |
 |
Le
Coran et la Sounnah vont ensemble, main dans la main. Le Coran est la
parole de Dieu Tout-Puissant, alors que la Sounnah est exprimée au
travers des paroles et des actes du prophète Mou
hammad
(1).
En
tant que mode de vie, l'Islam est parfait et complet. Il aborde tous
les aspects de la vie. Mais malheureusement, de nos jours, certains
musulmans se disant "modernes" ou "libéraux" choisissent de renier la
Sounnah, en adaptant l'Islam et en l'interprétant à leur façon afin de
satisfaire leurs envies. Le prophète nous en avait déjà parlé, avant
que ces gens n'apparaissent.
"Dieu
m'a donné le Coran et quelque chose en plus qui lui est similaire. Un
jour viendra où un homme s'appuiera sur ces propos : "Suivez
uniquement le Coran ; ce que vous y trouverez autorisé, prenez-le comme
autorisé, et ce que vous y trouverez interdit, prenez-le comme interdit.". Mais en vérité, ce que le messager de Dieu a interdit, c'est comme si Dieu l'avait interdit".
(Sounnah Abou Daoud)
Pourquoi avons-nous besoin de la Sounnah?
Avant l'arrivée du prophète Mouhammad(1),
toutes les nations ont reçu au moins un prophète. Sa mission était
d'instruire son peuple sur la manière d'adorer Dieu comme il se doit.
Le prophète Mouhammad n'a pas échappé à cette règle. Si le Coran était
descendu d'une seule traite sous la forme d'un livre, chaque musulman
l'aurait interprété à sa guise. Ainsi, afin d'éviter ce genre de
problème et par conséquent notre égarement, Dieu, dans son infinie
miséricorde, nous a envoyé un noble messager afin qu'il nous explique
les sourates du Coran... Et cette explication se fait dans les faits et
gestes de sa vie de tous les jours. Les croyants peuvent ainsi adorer
leur créateur de la meilleure manière et le comprendre.
| Sourate 16, Verset 44 |
| (Nous
les avons envoyés) avec des preuves évidentes et des livres saints. Et
vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes aux
gens ce qu'on a fait descendre pour eux et afin qu'ils réfléchissent. |
 |
En expliquant le Coran avec ses mots, en l'appliquant avec ses actes, le prophète Mouhammad
(1)
est le meilleur exemple sur la façon de comprendre le livre et de le
mettre en pratique. C'est ce que Dieu nous exprime dans ce verset :
| Sourate 33, Verset 21 |
| En
effet, vous avez dans le messager de Dieu un excellent modèle (à
suivre), pour quiconque espère en Dieu et au jour dernier et invoque
Dieu fréquemment. |
 |
La
Sounnah nous informe en détail sur comment mettre en pratique les
prescriptions de Dieu décrites dans le Coran : la prière, l'aumône, le
jeûne, le droit sur le mariage, l'éducation...
Devons-nous obligatoirement suivre la Sounnah?
Obéir à Dieu ne fait aucun doute dans l'esprit de tout musulman. Ainsi, lorsque Dieu dit :
| Sourate 4, Verset 80 |
| Quiconque
obéit au Messager obéit certainement à Dieu. Et quiconque tourne le
dos… Nous ne t'avons pas envoyé à eux comme gardien. |
 |
Il est clair que celui qui obéit au prophète Mouhammad
(1) a donc obéit à Dieu. Le prophète l'avait également souligné (Rapporté par
Abou Hurayra) :
"Celui qui m'a obéit a obéit à Dieu et celui qui m'a désobéit a désobéit à Dieu..."
(Al-Boukhari - Volume 9, livre 89, numéro 251).
Suivre la Sounnah est recommandé en Islam et la recommandation est encore plus présente dans ce verset :
| Sourate 4, Verset 65 |
| Non
!... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps
qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils
n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils
se soumettent complètement (à ta sentence). |
 |
Ainsi que celui-ci :
| Sourate 33, Verset 36 |
| Il
n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois que Dieu et
Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur
façon d'agir. Et quiconque désobéit à Dieu et à Son messager s'est
égaré certes d'un égarement évident. |
 |
En
tant que musulman, nous savons ainsi que lorsque Dieu ou son messager
décrète quelque chose, c'est pour notre bien même si nous n'arrivons
pas à le réaliser, surtout dans le contexte actuel où il y a de
nombreuses différences entre nos principes et ceux du monde dans lequel
nous vivons, plus particulièrement en Occident. Cela dit, nous devons
avoir à l'esprit que Mou
hammad
(1)
était un arabe vivant au 7ème siècle de notre ère et qu'en tant qu'être
humain, il avait ses propres goûts et préférences. Ces éléments sont à
distinguer de la loi islamique. Un exemple est présent dans le récit
suivant rapporté par
Rafi' ibn Khadij :
Lorsque
le prophète arriva à Médine, il trouva ses habitants en train de
polliniser les feuilles des dattiers. Lorsqu'il leur demandât la raison
pour laquelle ils faisaient cela, ils lui répondirent que c'était une
habitude. Les médinois demandèrent au prophète s'ils devaient
continuer. Il leur dit "Je ne sais pas". Ils insistèrent alors il leur
suggéra que s'ils ne le faisaient pas, ce serait mieux. Ils
abandonnèrent ensuite cette habitude mais l'année suivante, leur
récolte fut moins importante. Lorsqu'ils en informèrent le prophète(1)
de ce fait, il leur répondit : "Je ne suis qu'un être humain. Lorsque
je vous donne quelque chose concernant votre religion, alors
acceptez-le, mais lorsque je vous donne quelque chose sur Dounya (les
choses de ce bas monde), alors je suis simplement un être humain."
(Sahih Mouslim -Livre 29, numéro 5831)
L'Islam est un dîn
qui a pour fondement l'unicité de Dieu. C'est la raison pour laquelle
le fait que Mouhammad (1) puisse être plus qu'un homme est à rejeter.
En tant que messager de Dieu, nous croyons que la Sounnah est
infaillible, mais par la même occasion, nous maintenons un équilibre
parfait en nous rappelant ce verset du Coran :
| Sourate 18, Verset 110 |
| Dis
: "Je ne suis en fait un être humain comme vous. Il m'a été révélé que
votre Dieu est un Dieu Unique! Quiconque, donc espère rencontrer son
seigneur qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son
adoration aucun autre à son Seigneur." |
 |
Les musulmans n'adorent donc pas mais suivent Mouhammad
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