Le droit du mort
17/12/2008
Q
: Certains disent qu’il faut se rappeler du mort avant de se rappeler
du vivant, comme par exemple un enfant qui devrait se rappeler sans
cesse son père mort, partout, toujours être en deuil, pleurer et être
touché en pensant à lui. D’autres disent que cela atteint le mort dans
sa tombe et le fait souffrir, et que, par conséquent, il ne faut pas
penser au mort en versant des pleurs, avec tristesse, mais il faut se
contenter des invocations et d’implorer le pardon et la miséricorde.
Quelle
est la véracité de ces propos, qu’Allah vous récompense, et quel est le
droit du mort sur le vivant, qu’Allah vous récompense ?
R : Dans le Sahîh Al-Bukhârî, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit que le mort subit un châtiment à cause des pleurs de sa famille sur lui.
Al-Bukhârî a expliqué ce hadith en disant que cela se passe lorsque le
mort recommande à sa famille de faire cela, à l’instar des gens de la Jâhiliyya (période pré-islamique). Une explication aussi est que cela arrive si sa famille, habituellement, pleurait (an-Niyâha),
se griffait le visage, et que le défunt ne les ait pas préalablement
mis en garde contre ces agissements. Le dernier avis est que ce
châtiment n’est pas celui de l’Enfer, mais que le mort ressent un mal
et une tristesse par rapport aux actes de ses proches qu’il ne convient
pas qu’ils fassent.
Par
contre, le simple rappel, la tristesse et le fait de se rappeler du
mort ne sont pas des choses interdites, car cela est plus fort que
l’homme, qui ne peut éviter de se parler à lui-même, d’avoir des
pensées pour le défunt, d’être triste et de souffrir du fait de sa
perte. Et si une personne se rappelle un mort, devient triste, fait des
invocations pour qu’Allah lui donne la patience et fait suivre son
malheur par quelque chose de mieux, Allah lui accorde une récompense.
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Fatwa de cheikh Ibn Jibrîn
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Al-Lu’lu’ ul-Makîn, , pages 63, 64.
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fatawa