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اذكر الله

اللهم صلي على محمد

 safar شهر صفر

29/1/2009

 

ouange à Allah et bénédiction et salut soient sur le Messager d’Allah.

 Le mois de Safar est l’un des douze mois du calendrier hégirien[1]. C’est le mois qui suit Mouharram. Certains disent que son nom lui a été donné parce que les Mecquois quittaient pendant ce mois leur cité pour cause de voyage. Il est aussi dit que son nom lui a été donné parce que pendant ce mois, les Arabes envahissaient des tributs et ne les quittaient qu’après les avoir complètement dépouillées de leurs biens[2].

Voir Lissan al-arbe d’Ibn Mandhour, tome 4, p. 462-463.

Les traditions des Arabes de l’époque antéislamique

Les Arabes commettaient dans ce mois deux grands actes condamnables. Le premier consistait à l’avancer et le retarder selon leur gré. Le deuxième consistait à en tirer un mauvais augure.

[Le mois de Safar et le mauvais augure]

 Le fait de tirer un mauvais augure du mois de Safar était répandu chez les Arabes de l’époque antéislamique, et cela déteint encore sur certains musulmans.

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « La contagion n’existe pas ni le mauvais augure à tirer de la direction prise par les oiseaux que l’on chasse. L’animal venimeux n’est pas à fuir et Safar n’est pas à redouter (pour son prétendu mauvais augure). Cependant, fuis le lépreux comme tu fuirais un lion » (rapporté par al-Boukhari, 5387 et Mouslim, 2220).

Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « le terme Safar (mentionné dans ce hadith) a fait l’objet de plusieurs explications :

  • La première est qu’il s’agit du mois de Safar bien connu qui suscitait le pessimisme chez les Arabes.
  • La deuxième est qu’il s’agit d’une maladie du ventre qui atteint les chameaux et se transmet d’un chameau à un autre[9]. Dans ce cas, son rattachement à la phrase du hadith « la contagion n’existe pas » revient à rattacher le particulier au général[10].
  • La troisième est le report du mois de Safar. C’est-à-dire le décalage (Annassi’) qui enlise les mécréants dans l’égarement. Ils attribuaient au mois de Safar le caractère sacré du mois de Mouharram. Ce qui leur permettait de le déclarer sacré une année et profane une autre année.

L’avis le plus proche de la vérité est que le mot Safar (cité dans le hadith «… et Safar n’est pas à redouter ») désigne le mois de Safar[11] qui inspirait le pessimisme aux Arabes de l’époque antéislamique.

Il faut savoir que le temps n’a aucun impact sur les affaires (des gens) ni sur le destin établi par Allah, le Puissant et Majestueux. Cette période (le mois de Safar) est comme les autres périodes de l’année ; Allah y décrète aussi bien du bien que du mal.

Par ailleurs, certaines personnes ont l’habitude d’indiquer la date à laquelle elles ont parachevé un travail. Si cela coïncide avec le 25e jour de Safar, par exemple, elles écrivent : « Achevé le vingt-cinquième jour du bon mois Safar ». Mais ceci est une manière de corriger l’innovation par l’innovation et l’ignorance par l’ignorance. En effet, safar n’est ni le mois du bien ni le mois du mal. C’est pourquoi certains pieux ancêtres dénonçaient l’attitude de ceux qui disaient : « j’espère que cela annonce un bien, s’il plaît à Allah » chaque fois qu’ils entendaient un hibou ululait. C’est donc une faute de dire : « j’espère que cela annonce un bien, ou j’espère que cela n’annonce pas un mal », car ce hibou ulule comme crierait n’importe quel oiseau.

La négation de ces quatre pratiques par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) indique la nécessité d’avoir une totale confiance en Allah, d’être animé d’une détermination réelle et de ne pas perdre ses esprits dans de telles situations.

Si le musulman ne cesse de penser à ces choses, alors il ne peut être que l’une de ses deux personnes :

·        la première est celle qui entreprend de faire telle chose ou s’abstient suivant l’augure tiré. Dans ce cas, cette personne a relié ses actions à ce qui est irréel.

·        La deuxième personne est celle qui ne tient pas compte de l’augure tiré, mais éprouve tout de même une certaine inquiétude ou serrement de cœur. Même si ce cas est moins grave que le premier, on ne doit jamais répondre à l’appel de celui qui use de ces pratiques. Car on doit uniquement compter sur Allah, le Majestueux et le Puissant.

La négation de ces quatre pratiques ne porte pas sur leur existence puisqu’elles existent bel et bien. Elle porte plutôt sur l’influence qu’on leur prétend. En vérité, seul Allah est celui qui influe sur une chose. La cause qui est prouvée est une cause réelle. Alors qu’une cause imaginaire est une cause fausse. La négation de celle-ci porte sur son influence et son effectivité ». Voir Madjmou Fatawa Cheikh Ibn Outhaymine, 2/113-115.


Les enseignements islamiques contraires aux pratiques des gens de l’époque antéislamique.

 

Nous avons déjà cité le hadith d’Abou Hourayra qui figure dans les deux Sahih, texte qui explique que les croyances païennes relatives à Safar sont condamnables. Car il n’est qu’un mois des mois d’Allah, dépourvu de toute volonté propre et ne s’écoule qu’avec la permission d’Allah.


Les fausses croyances et innovations pratiquées au cours de ce mois par certains musulmans

1/ La Commission permanente a été interrogée en ces termes :

Certains ulémas de notre pays prétendent que l’Islam enseigne une prière surérogatoire à effectuer le dernier mercredi du mois de Safar dans la matinée (douha). Elle consiste en quatre rak’aa et un seul salut de clôture. Dans chaque rak’aa on récite la Fatiha et la sourate de l’abondance (Al-Kawthar) dix-sept fois et la sourate du monothéisme pur (Al-Ikhlass) cinquante fois et les Deux Protectrices une fois chacune (l’aube naissante et les humains). Ceci est à faire dans chaque rak’aa. Et puis on clôture la prière. Après la prière, on se met à réciter le verset : « Et Allah est souverain en Son Commandement : mais la plupart des gens ne savent pas. » (Coran, 12 :21) trois cent soixante fois et le tout doit être conclu par : « Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la puissance. Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent ! Et paix sur les Messagers, et louange à Allah, Seigneur de l’univers ! » (Coran, 37 :180-182) Ensuite, on fait une aumône composée d’un morceau de pain au profit des pauvres. Ce verset aurait la vertu de repousser les épreuves qui surviennent au cours du dernier mercredi du mois de Safar.

Ils prétendent que 320 000 épreuves descendent du ciel chaque année au cours du dernier mercredi du mois de Safar. Ce qui fait de ce jour le plus pénible de toute l’année. Quiconque y accomplit ladite prière, de la manière indiquée plus haut, sera protégé par la grâce d’Allah contre toutes les épreuves descendues ce jour-là. […] Est-ce une solution ?

Les ulémas de la Commission ont répondu ainsi :

« Louange à Allah et bénédiction et salut soient sur Son Messager, sa famille et ses compagnons.

La prière surérogatoire en question ne repose sur aucun fondement tiré du Coran et la Sunna. Nous ne détenons aucune preuve que l’un des pieux ancêtres ou de leurs bons successeurs aient pratiqué cette prière. C’est plutôt une innovation condamnable.

Il a été authentiquement rapporté que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Quiconque effectue dans notre religion un acte qui lui est étranger, cet acte sera rejeté. » et Il (bénédiction et salut soient sur lui) dit aussi : « Quiconque apporte à notre religion une nouveauté qui n’en provient pas, celle-ci est rejetée. »

Quiconque attribue cette prière et les pratiques qui l’accompagnent au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ou à l’un de ses Compagnons (qu’Allah les agrée) commet un grand mensonge, et qu’Allah lui réserve le traitement digne des menteurs. Fatawa de la Commission permanente, 2/354.

Cheikh Muhammad Abd Salam Ach-Chouqayri a dit : « Des ignorants ont pris l’habitude d’écrire des versets dans lesquels figure le mot « Salam » (paix) comme « Paix sur Noé dans tout l'univers ! » (Coran, 37 :79) le dernier mercredi de chaque mois de Safar. Puis ils mettent ces versets dans un récipient rempli d’eau, en boivent, y cherchent la bénédiction et se l’offrent entre eux, car ils croient que le mélange est apte à éradiquer le mal. Ceci est une fausse croyance, une superstition déplorable et une méprisable innovation qui doit être combattue par toute personne qui en constate la pratique. »

Voir as-Sunan wa al-mubtadaat, p. 111-112.


Les batailles et événements importants qui ont eu lieu pendant ce mois du vivant du Prophète

Ils sont nombreux, voici donc quelques événements choisis :

1/ Ibn al-Qayyim a dit : « Le prophète dirigea lui-même une expédition contre « al-Abwa » appelé aussi « Waddan ». Ce fut la première expédition qu’il dirigea personnellement. Elle eut lieu en Safar, douze mois après son arrivée à Médine. Hamza ibn Abd al-Mouttalib porta son drapeau blanc. Saad ibn Ubada fut son suppléant à Médine et fut accompagné exclusivement par des émigrés et voulut sans succès intercepter une caravane appartenant aux Quraych.

Au cours de cette expédition, Makhshiy ibn Amr adh-Dhamri, alors chef de la tribu des Dhamra, conclut, avec lui, au nom de celle-ci un pacte de non-agression. Le pacte fut écrit dans un document cosigné. Le départ du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) eut lieu au lendemain de la 15e nuit de Safar. Voir Zad al-Maad, 3/164-165

2/ Ibn al-Qayyim a dit encore : « Au mois de Safar de l’an 3 de l’Hégire, des gens issus des tribus Adhal et Quarra vinrent auprès de lui et révélèrent que l’Islam s’était diffusé en leur sein et lui demandèrent d’envoyer quelqu’un pour leur apprendre la religion et les initier à la récitation du Coran. Il leur envoya six personnes selon la version d’Ibn Ishaq et dix selon al-Boukhari. Cette délégation qui comprenait Khoubayb ibn Ady fut dirigée par Marthad ibn Abi Marthad al-Ghanawi.

La délégation partit avec eux et quand ils arrivèrent à un abreuvoir de la tribu de Houdhayl situé dans une contrée du Hidjaz, les pseudo musulmans s’emparèrent par surprise des membres de la délégation envoyée par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui), sollicitèrent le secours de la tribu Houdhayl, encerclèrent les musulmans et tuèrent la plupart et firent prisonniers Khoubayb Ibn Ady et Zayd ibn Ad-Dathina et un autre compagnon qu’ils emmenèrent à La Mecque pour les vendre. Ces prisonniers avaient tué à Badr des chefs mecquois ».

Voir zad al-Maad, 3/244.

3/ c’est au mois de Safar de l’an 4 qu’eut lieu la bataille de « Bir Maouna ». Cette histoire se résume comme suit : « Abou Bara Amir ibn Malik, surnommé « le manieur de lances » vint voir le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et celui-ci l’invita à se convertir à l’Islam. Il refusa de le faire, mais n’en écarta pas la possibilité. Puis, il dit :

-Ô Messager d’Allah ! Si vous dépêchez une partie de vos Compagnons pour inviter les habitants du Nadjd à embrasser la religion, j’espère qu’ils répondent favorablement.

- Je crains la réaction des habitants du Nadjd vis-à-vis d’eux. Rétorqua le Prophète.

- Je me porte garant de leur sécurité. Dit Abou Bara

Il dépêcha 40 hommes avec lui selon la version d’Ibn Ishaq et 70 selon la version citée dans le Sahih. Cette dernière est l’authentique. La délégation avait pour chef al-Moundhir ibn Amr, l’un des membres de la tribu Bani Saada, surnommée « al-muanaq liyamout »

Les membres de la délégation faisaient partie des meilleurs musulmans, des plus vertueux, des plus valeureux chefs, des lecteurs du Coran. Après leur départ, ils campèrent à Bir Maouna situé entre le territoire des Bani Amir et le domaine des Bani Salim. De là, ils envoyèrent Haram ibn Milhan, frère d’Um Soulaym, porteur du message du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) destiné à l’ennemi d’Allah, Amir ibn Toufayl. Celui-ci n’y prêta aucune importance, mais donna l’ordre à un homme de lui asséner un coup de lance par derrière. Quand le lance transperça l’homme et qu’Amir vit le sang couler, il dit : « Tu as réussis, au nom du seigneur de la Kaaba ! »

Puis il mobilisa immédiatement les Bani Amir pour combattre les autres membres de la délégation. Mais cette tribu refusa de répondre à sa demande en raison de la garantie de sécurité donnée pour Abou Bara.

Il mobilisa alors les Bani soulaym, Assiya. Seules  Raal et Dhakwan lui répondirent favorablement et assiégèrent et tuèrent les compagnons du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et ces derniers se battirent jusqu’au dernier d’entre eux. Le seul rescapé fut Kaab ibn Nadjar, blessé et laissé parmi les tués. Il survécut et fut tué le jour de la bataille du Fossé.

Amr ibn Umayya et al-Moundhir ibn Oqba ibn Amir, chargés de garder les troupeaux des musulmans virent des oiseaux voler au-dessus du lieu du carnage. Al-Moundhir alla à la rencontre des idolâtres, les combattit et fut tué avec ses compagnons. Amr ibn Umayya se constitua prisonnier. Quand il dit à ses ennemis qu’il était issu des Moudhar, Amir lui coupa le toupet et le libéra pour exaucer le vœu de sa mère qui avait à libérer un esclave. Amr ibn Umayya rebroussa chemin.

Quand il arriva à Qarara du Sadr Qanat (nom d’un lieu), il se réfugia à l’ombre d’un arbre, et deux hommes des Bani Kilab l’y rejoignirent. Quand ils furent gagnés par le sommeil, Amr les assassina dans l’intention de venger ses compagnons. Puis, à sa grande surprise, il découvrit que les deux tués étaient munis d’une lettre de garantie établie par le Messager d’Allah sans en être au courant. Quand il retourna auprès du Messager et l’informa de son acte, le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « Je paierai le prix du sang des personnes que tu as assassinées. »

Voir Zad al-Maad, 3/246-248.

4/ Ibn al-Qayyim a dit : « Le départ du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) pour Khaybar fut vers la fin de Muharram non au début, et la conquête de cette localité eut lieu en Safar.

Voir Zad al-Maad, 3/339-340).

5/ Ibn al-Qayyim poursuit encore : chapitre sur le bataillon dirigé par Qutba ibn Amir ibn Hadida vers Khatham.

Cela eut lieu au mois de Safar de l’an 9. Ibn Saad a dit : On rapporte que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dépêcha Qutba ibn Amir accompagné de vingt hommes au campement de la tribu de Khatham situé dans la localité dite Tabala et lui donna l’ordre de lancer des raids. Ils partirent sur dix chameaux qu’ils s’interchangeaient. Le bataillon se saisit d’un homme et l’interrogea, mais ne put comprendre son langage. L’homme se mit à crier au secours et à lancer une mise en garde contre eux. Puis ils le tuèrent. Quand les gens furent gagnés par le sommeil, ils en profitèrent pour lancer un raid et s’ensuivit une âpre bataille au cours de laquelle il y eut beaucoup de blessés des deux côtés. Qotba ibn Amir tua certains combattants et le bétail et les femmes furent conduits à Médine.

Dans le récit, il est dit que les gens (ennemis) se rassemblèrent et se lancèrent à la poursuite des musulmans. Allah, (gloire à Lui) provoqua une dévastatrice inondation contre eux (les ennemis). Ce qui permit aux musulmans de ramasser bétail et prisonniers sous le regard d’un ennemi incapable de traverser l’eau pour rejoindre les musulmans qui s’en allèrent.

6/  Ibn al-Qayyim a dit encore : « Une délégation des Udhra composée de 12 hommes dont Djamra ibn Nouman  arriva auprès du Prophète au mois de Safar de l’an 9. Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) leur dit :

- « Qui êtes-vous ? »

- Leur porte-parole dit : « Nous sommes des gens que vous n’êtes pas censé ignorés ; nous sommes les descendants d’Udhra, le frère utérin de Qussay. C’est nous qui avons soutenu Qussay et expulsé du centre de La Mecque Khouzaa et Bani Bak ; nous sommes proches parents unis à toi par des liens de parenté.

- « Vous êtes les bienvenus ! Je vous reconnais bien. »

Après cela, ils embrassèrent l’Islam et le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) leur révéla la bonne nouvelle portant sur la conquête du Chem (grande Syrie) et la fuite d’Héraclius vers des lieux lointains de son pays.

 Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) leur interdit la consultation des devins et les sacrifices des animaux qu’ils égorgeaient et leur informa qu’ils ne devaient effectuer que le sacrifice (prévu par l’Islam). Ils campèrent des jours durant à Dar Ramla puis ils furent autorisés à s’en aller. »

Voir Zad al-Maad, 3/657.


Les hadiths mensongers rapportés concernant le mois de Safar.

Ibn al-Qayyim a dit : « chapitre comportant des hadiths traitant des événements futurs.

Parmi ces hadiths, ceux qui indiquent une date. C’est le cas de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « en l’an X ou Y, telle ou telle chose arrivera ou au mois X ou Y telle ou telle chose arrivera. C’est aussi comme ces propos proférés par un menteur orgueilleux : « Quand la lune s’éclipse en Muharram, une hausse du coût de la vie et des guerres font leur apparition, et le gouverneur devient soudainement très occupé. Et quand elle s’éclipse en Safar, il se passera ceci ou cela… Le menteur continue ainsi à parler de tous les autres mois. Tous les hadiths cités dans ce chapitre relèvent de purs mensonges ».

Voir al-manar al-mounif, p. 64.

Allah sait mieux.


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Catégorie : فضل كل شهر من السنة

 J’aimerais me convertir à l’islam…

26/1/2009
Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux
 
J’aimerais me convertir à l’islam…
 
 
Bonjour. Je suis sur le point de me convertir à l'islam. J'aimerais savoir que doit faire une personne, homme ou femme, pour se convertir à l'islam et pour que cela soit valable. J'aimerais aussi savoir si je dois me faire circoncire. Je voudrais enfin vous dire que j'ai une certaine appréhension liée au fait que je ne connais pas grand-chose de l'islam et que je risque donc, après ma conversion, de commettre sans m'en rendre compte une erreur par manque de savoir sur les règles éthiques, morales et sociales de l'islam. Mon appréhension concerne les autres musulmans : comment vont-ils me percevoir ? Voilà une de mes craintes : d'être jugé par les musulmans et musulmanes.
 
L'islam n'est pas « la religion des Arabes »
Réponse :
Avant de répondre à vos questions, je voudrais rappeler quelques points essentiels : L’islam n'est pas « la religion des Arabes ». L'islam est un message universel d'amour et de paix, une conception de l'univers et de la vie sur terre, une volonté de rechercher un accord complet avec ce que Dieu agrée (sens de « soumission », en arabe : « islam »), un ensemble de croyances, de valeurs, de principes et de règles, auquel n'importe quel être humain peut adhérer.
Que l'on soit typé comme un Oriental ou comme un africain à la peau sombre, que l'on soit blond aux yeux bleus ou jaune aux cheveux noir de jais… Que l'on soit un bédouin du désert ou un cadre informatique travaillant dans un gratte-ciel, que l'on soit navigateur voguant sur les eaux bleues ou ouvrier gagnant sa vie à la sueur de son front et à la force de ses bras… que l'on soit d'Orient ou d'Occident… Que l'on soit né dans une famille musulmane ou que l'on choisisse de se convertir à l'islam par conviction profonde et intime, après avoir été adepte d'une autre religion ou après avoir été athée… Que l'on soit homme ou femme… Que l'on soit âgé ou jeune… L'islam accueille toutes celles et tous ceux qui choisissent de plein gré d'adhérer à son message. Et tous ces gens deviennent musulmans et musulmanes au même titre que celles et ceux qui l'étaient déjà avant eux.
 Dieu U dit :
)يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَاكُمْ مِنْ ذَكَرٍ وَأُنْثَى وَجَعَلْنَاكُمْ شُعُوبًا وَقَبَائِلَ لِتَعَارَفُوا إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِنْدَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ(

 
( Ô les hommes, nous vous avons créés à partir d'un seul homme et d'une seule femme, et nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d'entre vous. Dieu est omniscient, Grand Connaisseur. ) (Les appartements/13).
Et il dit :
)وَمِنْ آَيَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُمْ مِنْ أَنْفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُمْ مَوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ وَمِنْ آَيَاتِهِ خَلْقُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلافُ أَلْسِنَتِكُمْ وَأَلْوَانِكُمْ إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِلْعَالِمِينَ (
 ( Et parmi Ses Signes : Il vous a créés de terre, puis vous voilà des hommes se dispersant [dans le monde]. Et parmi Ses Signes : Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses pour que vous viviez la tranquillité auprès d'elles et il a mis entre vous de l'amour et de la tendresse. Il y a en cela des signes pour ceux qui réfléchissent. Et parmi Ses Signes : la création des cieux et de la terre, et la diversité de vos langues et de vos couleurs. Il y a en cela des signes pour ceux qui savent. ) (Les romains/20-22).

Aucune contrainte ne peut être exercée sur qui que ce soit pour le convertir à l'islam. Le Coran est clair :
)لا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ(
(Pas de contrainte en religion : la vérité s'est distinguée de l'erreur. )(La Génisse/256).
Au niveau de la croyance et des grands principes (Al-Oussoul c.-à-d. les fondements de la religion reconnus par nos pieux prédécesseurs), il n'y a pas de différences dans l’application des règles de l'islam par rapport à l’environnement dans lequel vivent les musulmans. En revanche, pour ce qui ne relève pas de ces choses-là, une adaptation de certaines règles par rapport au contexte ('ourf) est possible.
 
La conversion d'une femme ou d'un homme à l'islam
Il s'agirait plutôt d'une « reconversion à l'islam », puisque, comme l'a dit le Prophète (sur lui la paix), chacun et chacune naissent en étant prédisposés (fitra) à l'aspiration et à la soumission à Dieu, ce qui est le sens du mot « islam ».
En islam, étant donné qu'il n'y a pas de clergé, il n'y a pas de représentant de Dieu sur terre au sens clérical du terme. En effet, en islam, tous les musulmans sont des représentants de Dieu sur terre sans aucune distinction si ce n’est avec la piété. De même, il n'y a pas de baptême comme c'est le cas dans le catholicisme. Pour se convertir à l'islam, il suffit d'accepter qu’« il n'y a aucune divinité digne d’être adorée en dehors de Dieu et d’accepter que Muhammad (sur lui la paix) est le dernier Messager de Dieu ». Le mieux est qu'on le fasse devant d'autres personnes, puisqu'il s'agit d'un témoignage.
Il est bon que des musulmanes et musulmans, qui sont présents dans le lieu que l'on habite, sachent que l'on s'est reconverti à l'islam. Cela parce que les musulmans forment une grande communauté (qui n'est basée ni sur la race ni sur la couleur de la peau, mais sur l'acceptation d'une même croyance, conception du sens de la vie et sur le partage de valeurs communes), et le Prophète (sur lui la paix) a souvent rappelé qu'il faut rester attaché à la communauté (al-jamâ'ah) (ce d'autant plus qu'il n'y a pas de clergé en islam). Cela est d'ailleurs utile pour maintes occasions : en cas de décès, par exemple, les frères et sœurs pourront prendre les mesures nécessaires pour qu'on soit inhumé aux côtés de ses frères et sœurs musulmans.
 
Les conditions du témoignage
L'acceptation des deux points mentionnés ci-dessus revient à accepter des choses plus globales, comme :
  • vouloir sincèrement adorer Dieu et se soumettre à ce que Dieu veut. Il faut donc adorer Dieu sans rien lui associer et croire que nul ne mérite d’être adoré si ce n’est Dieu seul. Il faut mettre en application ses ordres et ses prescriptions selon ses possibilités.
  • croire comme véridiques toutes les paroles de Dieu (le Coran) et tout ce que Muhammad, Son dernier Messager, a montré comme voie (ses actes, ses paroles et approbations). Ce dernier témoignage implique de croire qu’il n’y a aucune personne sur terre qui mérité d’être suivie si ce n’est le Prophète (sur la paix). Nous disons bien « suivie » et non « adorée », car l’adoration n’est vouée qu’à Dieu seul, mais il faut l’adorer comme l’a adoré notre Prophète sans rien ajouter quoi que ce soit à sa législation ou en soustraire quoi que ce soit. C’est cela le réel suivi du Prophète (sur lui la paix).
« Croire en quelque chose », ce n'est pas seulement « savoir l'existence de cette chose », c'est « savoir et accepter de tout son cœur, sans retenue, l'existence de cette chose » et mettre en application ce que ce témoignage implique.
 
Celui ou celle qui se convertit doit le faire sincèrement pour Dieu et non pas pour rechercher un avantage matériel ou social (quel qu'il soit). Les musulmans et musulmanes n'ont aucune possibilité ni aucun droit de dire d'une personne qu'elle s'est convertie pour obtenir un avantage social. Mais Dieu, lui, sait ce que recèlent les cœurs et il demandera des comptes à chacun et à chacune le jour du jugement.
 
Dieu dit (selon Abraham) :
)وَلا تُخْزِنِي يَوْمَ يُبْعَثُونَ# يَوْمَ لا يَنْفَعُ مَالٌ وَلا بَنُونَ# إِلا مَنْ أَتَى اللَّهَ بِقَلْبٍ سَلِيمٍ(
(Et ne me couvre pas d’ignominie le jour où l’on sera ressuscité # le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité # sauf celui qui se présente à Dieu avec un cœur sain. ) (Les Poètes/87-89)
L’attestation que « Nulle divinité ne mérite d’être adorée sauf Dieu » et que « Muhammad est le Messager de Dieu », en expliquant sa signification et en montrant les conditions de cette attestation.
 
 Son sens est le suivant :
 « Nulle divinité ne mérite d’être adorée… » signifie : renier tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.
 « …Sauf Dieu » signifie : affirmer que l’adoration est réservée à Dieu, sans aucun associé.
 
Quant aux conditions de cette attestation, elles sont au nombre de huit :
 
1.            La connaissance (de son sens) qui s’oppose à l’ignorance.
2.            La certitude qui s’oppose au doute.
3.            L’exclusivité du culte (la sincérité) qui s’oppose au polythéisme.
4.            La véracité qui s’oppose au mensonge.
5.            L’amour qui s’oppose à la haine.
6.            La soumission qui s’oppose au délaissement.
7.            L’acceptation qui s’oppose au rejet.
8.            Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.
 
Certains ont rassemblé ces conditions sous forme de vers :
عِلمٌ يَقِينٌ إخْلاَصٌ و صِدْقُكَ مَعْ
مَحَـبَّةٍ و انـقِيادٍ و القَبُولِ لَهَا
و زِيدَ ثَامِنُهَا الكُفْرَانُ مِنْكَ بِمَا
سِوَى الإلـَهِ مِنَ الأوْثَانِ قَدْ أُلِّهَا
 
Savoir avec certitude, sincérité,
Amour, soumission, mais aussi véracité,
L’acceptation, et huitièmement le rejet,
De tout ce qui, en dehors de Dieu, est adoré.
 
La conversion à l'islam dans les faits
La personne prononce la formule : « Je témoigne qu'il n'y a aucune divinité méritant d’être adorée en dehors de Dieu et que Muhammad est le messager de Dieu » (En phonétique : Ach-Hadou ane lâ ilâha illa lahou wa ach-hadou anna Mouhamadane rassouloullahi).
Le mieux est qu'elle le fasse devant d'autres personnes, puisqu'il s'agit d'un témoignage.
Après cela, vous êtes musulman(e) avec l’aide de Dieu…
L’équipe d’islamhouse vous félicite et vous souhaite tout le bonheur dans cette vie et dans l’au-delà…
 
Il y a aussi une autre formule que l'on peut également dire et qui est extraite d'une parole du Prophète (sur lui la paix) : « Je crois en Dieu, en l'existence des anges, en les Livres de Dieu, en Ses messagers, au Jour dernier, et au Destin (que le bien et le mal ont été prédestinés par Dieu). »
 Il est bon d'informer des musulmans et musulmanes de sa conversion à l'islam. En effet, l’islam est une religion qui appelle à l’union.
À partir de ce moment, on apprendra peu à peu non seulement les actes du culte, mais aussi les règles éthiques, morales et sociales que l'islam offre aux femmes et aux hommes. Cela se fera peu à peu. Il ne faut pas s'angoisser dès le premier instant, et il ne faut surtout pas croire que l’on pourra tout appliquer en peu de temps, mais l’islam est une école de la vie, elle éduque selon chaque possibilité de la personne. La personne prendra soin d’apprendre sa croyance avant toute chose puis les cinq piliers de l’islam et les mettre en pratique.
Le jour où l'on se convertit, il est mieux de prendre un bain complet (dans certains cas cela peut également être obligatoire), et ceci pour se purifier, car l’islam efface tous les péchés commis avant la conversion, c’est une nouvelle naissance en quelque sorte. D’où le fait de se débarrasser de la pilosité qui se trouve sous les aisselles et sur le pubis (comme les musulmans et les musulmanes le font tout au long de leur vie). En effet, se débarrasser de cette pilosité est un acte de propreté en islam et un signe de la saine nature (la fitra).
Certains organismes et instituts délivrent des « certificats d'appartenance à la religion musulmane », certificats établis devant le témoignage, par la personne, de la formule de foi. Ces certificats ne servent pas à prouver aux yeux des autres musulmans sa conversion à l'islam, mais seulement à l'accomplissement du pèlerinage à La Mecque (les autorités saoudiennes demandant souvent, pour des raisons évidentes d'administration, ce genre de certificats). Donc, il serait utile de se le procurer. En France, les grandes mosquées, comme celle de Paris le délivrent.
 
L'homme qui se convertit à l'islam doit-il se faire circoncire ?

Ce qui est certain, c'est que la validité de la conversion ne repose pas sur la circoncision : même au cas où quelqu'un se serait converti, mais ne se serait ensuite pas fait circoncire, sa conversion est en-soi valable. La seule question qui se pose est de savoir si se faire circoncire est obligatoire ou pas, et si le fait de ne pas s'être fait circoncire après s'être converti constitue donc un péché ou pas. D'après les savants Ash-Shâfi'î et Ahmad, la circoncision est effectivement obligatoire, tandis que le savant Abû Hanîfa la recommande fortement (Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, p. 461 et p. 2752). Le savant Ash-Shawkânî a donné préférence à l'avis disant que ce n'est pas obligatoire (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Il y a certes un hadith du Prophète (sur lui la paix) où il a dit : « Celui qui se convertit, qu'il se fasse circoncire », mais Ash-Shawkânî a démontré qu'aucun hadith indiquant le caractère obligatoire de la circoncision n'est authentique (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Même ceux des savants qui pensent que c'est obligatoire disent qu'au cas où, à cause de l'âge, il ne serait pas bon pour quelqu'un de se faire circoncire (selon avis médical), alors il ne le fera pas (Fat'h ul-bârî, tome 10 p. 419).
 
Soyez serein !

1- Il est vrai que l'islam dit que chaque musulman et musulmane qui assiste à un acte répréhensible, doit rappeler à celui qui le commet ses devoirs vis-à-vis de Dieu. Mais le Prophète (sur lui la paix) a aussi enseigné la progressivité dans le rappel, ce qui est valable pour les musulmans en général, mais aussi et surtout pour ceux qui viennent de se convertir à l'islam. Le Prophète (sur lui la paix) avait envoyé Mou'âdh au Yémen vers la fin de sa vie, alors que la plupart des obligations et des interdictions de l'islam étaient déjà révélées. Or, il lui avait bien recommandé d'être progressif lorsqu'il informerait ceux qui se convertiraient à l'islam des obligations leur incombant :
 « Tu vas te rendre auprès d’un peuple de Gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les invites soit l’adoration de Dieu. Lorsqu’ils connaîtront cette adoration de Dieu, informe-les que Dieu a rendu obligatoires cinq prières dans la journée et la nuit. Et lorsqu’ils feront cela, informe-les que Dieu a rendu obligatoire sur eux une aumône qui sera prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres… » (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).
Les musulmans et musulmanes doivent donc se souvenir de cet enseignement du Prophète (sur lui la paix) et ne pas vouloir tout rappeler (ce qui est fondamental/obligatoire, comme ce qui est secondaire/purement facultatif) à celui ou à celle qui vient de se convertir.

2- Et s'il s'agit de quelque chose de nécessaire qu'il faut rappeler, les musulmans et musulmanes doivent également se souvenir que le Prophète (sur lui la paix) a enseigné dans ce cas la douceur. Surtout vis-à-vis de celui ou celle qui vient d'embrasser l'islam et qui ne sait pas grand-chose de ses règles, pour qui il faut avoir beaucoup de compréhension.
 
Justement, Mou'âwiya ibn al-Hakam raconte ainsi une expérience vécue auprès du Prophète (sur lui la paix) alors qu'il s’était converti récemment :
 « Pendant que j'accomplissais la prière sous la direction du Prophète, quelqu'un éternua. Je dis alors : “Que Dieu te fasse miséricorde !” [Formule que l'on dit en pareille circonstance, mais pas pendant la prière]. Les gens me regardèrent alors avec étonnement. Je leur dis : « Eh bien, qu'avez-vous à me regarder ainsi ? » Ils se mirent alors à tapoter de leurs mains sur leurs cuisses. Lorsque je vis qu'ils me demandaient ainsi d'observer le silence, je me tus. Lorsque le Prophète termina sa prière… Mes parents peuvent être témoins du fait que je n'ai jamais vu quelqu'un, ni avant lui ni après lui, enseigner d'une meilleure façon que lui. Par Dieu, il ne me blâma pas, il ne me frappa pas, il ne me dit rien de mal. Il me dit : 
« En prière, il ne convient pas qu'il y ait quelque chose relevant des paroles des gens. Cette prière n'est que proclamation de la pureté de Dieu, proclamation de la grandeur de Dieu, et récitation du Coran. »
Je lui dis : « Ô Messager de Dieu, il n'y a pas longtemps que j'ai quitté l'état de non-croyance, et Dieu nous a offert l'islam récemment. Mais il y a parmi nous des gens qui se rendent auprès des devins. » Il me répondit :
 « Eh bien, ne te rends pas auprès d'eux »… »  (Rapporté par Mouslim, nº537).
Un autre compagnon du Prophète (sur lui la paix) raconte :
 
 « Nous étions en train de parler de quelque chose. Il n'y avait pas longtemps que je m'étais converti à l'islam, et je dis [par habitude, pour appuyer mon propos] : « Je jure par Al-Lât et Al-'Uzzâ [deux idoles de l'Arabie préislamique] ». Les autres compagnons du Prophète présents me dirent : « Quelle horrible parole as-tu dite là ! Rends-toi auprès du Prophète et informe-le de ce que tu as dit, car nous pensons que tu es peut-être devenu incroyant. » Je me rendis auprès du Prophète et lui racontai ce qui s'était passé. Il me dit : « Dis trois fois : « Il n'y a aucune divinité en dehors de Dieu, qui est unique et n'a pas d'associé », demande trois fois à Dieu de te protéger contre le démon, souffle sur ta gauche trois fois, et ne redis plus cela. » (Rapporté par An-Nassaï, nº 3776).
Le Prophète (sur lui la paix) avait compris qu'il n'avait pas fait ce serment par apostasie, mais simplement parce qu’il avait encore l'habitude de le dire et ce serment était encore ancré en lui.
C'est à ce genre de fait, tout à fait prévisible et involontaire de la part de personnes qui viennent de se convertir que se rapporte, d'après le savant Ibn Hajar, cette autre parole du Prophète (sur lui la paix): « Celui qui fait un serment et a dit : ‘Je jure par Al-Lât et Al-'Uzzâ’, qu'il dise (aussitôt) : ‘Il n'y a aucune divinité en dehors de Dieu ». Et celui qui a dit : « Viens jouer à un jeu de hasard », qu'il donne une aumône. » (Rapporté par Al-Boukhârî, nº 4579, et par Mouslim, nº 1647).
Les Arabes d'avant l'islam étaient friands des jeux de hasard avec mise d'argent, et si un musulman fraîchement converti disait par réflexe, sans réfléchir, à un ami : « Viens jouer à un jeu de hasard », il devra être conseillé avec douceur pour qu’il se repente et il donnera lui-même une aumône à un pauvre pour prendre de bons réflexes et de bonnes habitudes.
 
3- Enfin, il faut savoir qu'en islam, les musulmans et musulmanes rappellent, ils ne jugent pas. Dieu dit :
)وَذَكِّرْ فَإِنَّ الذِّكْرَى تَنْفَعُ الْمُؤْمِنِينَ(
( Et rappelle, car le rappel profite aux croyants.) (Qui éparpillent/55)
 
Le Jugement pour les croyances et les actes se fera par Dieu, le jour du jugement. Il est vrai que, dans un pays musulman, – comme dans tous les pays du monde, des juges existent dans des tribunaux qui rendent des jugements juridiques face à une infraction constatée de la loi du pays. Mais ce n'est pas de ce jugement-là que nous parlons. Nous parlons du jugement qui consisterait à dire : « Toi tu iras au paradis ou toi tu iras en enfer ou Dieu ne te pardonnera jamais, etc. Mais ceci n’incombe pas au musulman, car ce genre de jugement est réservé à Dieu seul.
Wallâhou A'lam (Dieu sait mieux).
Recherche et traduction : Anas Lala de La Réunion
Révision et rajout de quelques éclaircissements : Abu Hamza Al-Germâny

Que tous ceux qui se seront servis de cet article pour se convertir veuillent bien nous en faire part …

Tags : islam

Catégorie : L'islam

 Les clefs du Paradis

26/1/2009

Les clefs du Paradis

Cheikh jalaloudine assouyouty

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

         

Voir : Miftâh el Janna fî el Ihtijâj bi e-Sunna de Suyûtî.

 

Voici un certain nombre de Textes scripturaires et d’annales qui démontrent que la Sunna fait valeur de loi au même titre que le Coran :

 

Allah (I) dit : (Croyons donc en Allah et à Son Messager). (Les croyants sont uniquement ceux qui ont cru en Allah et à Son Messager). (Allah a fait la faveur aux croyants de leur avoir envoyé un Messager issu des leurs qui leur récitent Ses Versets et qui les élèvent ; il leur apprend le Livre et la Sagesse alors qu’auparavant ils étaient sombrés dans un égarement manifeste).

 

D’après el Baïhaqî, selon Abû Râfi’, le Messager d’Allah (r) a dit : « Que je ne vois pas l’un d’entre vous recevoir, accoudé sur un coussin, un commandement ou une interdiction que j’ai reçu en disant : « Je n’en sais rien ! Nous devons suivre ce que nous trouvons dans le Livre d’Allah. » Dans une version dont la chaîne narrative se termine à el Miqdâm ibn Ma’dî Karib, le Prophète (r) souligne : « Sachez que j’ai reçu le Livre et un enseignement équivalent. »

 

D’après el Hâkim dans el Mustadrak, selon ibn ‘Abbâs (t), le Messager d’Allah (r) a déclaré lors d’un sermon au cours du pèlerinage d’adieu : « Ô gens ! Je vous ai laissé après moi de quoi ne pas vous égarer si vous vous y attachez : le Livre d’Allah et ma Tradition. »

 

D’après el Bukhârî et Muslim, le Messager d’Allah (r) prononça au sujet d’une affaire d’adultère qui lui fut soulevée : « Je vais juger entre vous avec le Livre d’Allah » Il ordonna ensuite de fouetter le fornicateur et de l’expulser un an, en sachant qu’il n’est pas fait mention de la sanction d’expulsion dans le Coran.

 

D’après el Baïhaqî, selon Hassân ibn ‘Atiya, Jibrîl (u) transmettait et enseignait la Sunna au Messager d’Allah (r) comme il le faisait pour le Coran.

 

Allah (I) dit : (Ceux qui te font allégeance, font allégeance à Allah ; la Main d’Allah est au-dessus de la leur). (Quiconque obéit au Messager, obéit à Allah).

 

D’après el Bukhârî et Muslim, selon Abû Huraïra, le Messager d’Allah (r) a dit : « Quiconque m’obéit, obéit à Allah et quiconque me désobéit, désobéit à Allah. »

 

D’après el Bukhârî, selon Abû Huraïra, le Messager d’Allah (r) a dit : « Tous les membres de ma communauté entreront au Paradis à l’exception de ceux qui refusent d’y entrer.

-          Ô Messager d’Allah ! qui donc refuse d’entrer au Paradis ! lui demanda-t-on  

-          Celui qui m’obéit entrera au Paradis et celui qui me désobéit c’est qu’il refuse d’y entrer. »

 

D’après el Bukhârî et Muslim, ibn Mas’ûd a affirmé : « Allah maudit la femme qui s’implante des cheveux et celle qui les lui implante, celle qui s’épile les sourcils, et celle qui s’écarte les dents pour s’embellir ; toutes celles qui changent la création d’Allah (I). » Ce discours vint aux oreilles d’une femme du nom d’Um Ya’qûb. Elle s’adressa alors à ‘Abd Allah ibn Mas’ûd en ces termes : « J’ai entendu dire que tu affirmes telle et telle chose.

-          Comment ne devrais-je pas maudire celles que le Messager d’Allah a maudites à travers le Livre d’Allah ?

-          J’ai lu tout ce qui se trouvait à l’intérieur de ses reliures et pourtant je n’ai pas trouvé ce que tu dis !

-          Si tu l’avais vraiment lu, tu l’aurais trouvé. N’as-tu pas lu : (Tous les enseignements que le Messager vous donne, alors prenez-les et tout ce qu’il vous interdit alors éloignez-vous-en) ?

-          Bien sûr !

-          Alors, sache qu’il a interdit toutes ces choses ! »

 

D’après el Baïhaqî, selon Shabîb ibn Abî Fadhâla el Makkî, un jour que ‘Imrân ibn Husaïn évoquait l’Intercession, un homme dans l’assemblée l’interpella en ces termes : « Ô Abû Najîd ! Vous nous ramenez des Hadiths dont nous ne trouvons aucune origine dans le Coran !

-          Tu as lu le Coran ? s’écria ‘Imrân en colère.

-          Oui !

-          Y as-tu trouvé qu’il fallait faire quatre Rak’a pour la prière du ‘Ishâ, trois pour celle du Maghreb, deux pour celle de l’aube, quatre pour celle du Dhuhr et quatre pour celle du ‘Asr ?

-          Non !

-          D’où ces enseignements vous viennent-ils ? Ne vous viennent-ils pas de nous et ne nous viennent-ils pas directement du Messager d’Allah (r) ?... »  

 

 Allah (I) dit : (Mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos créatures. Toi, tu guides vers une bonne voie • La voie d’Allah ).

 

D’après el Baïhaqî, selon e-Rabî’, un jour que Shâfi’î rapporta un Hadith, un homme lui demanda : « Et toi Abû ‘Abd Allah ! Est-ce que tu choisis cette tendance ?

-          Si tu me vois un jour rapporter un Hadith authentique sans en faire ma tendance, alors témoigne que j’ai perdu la raison ! »[1]

 

D’après el Baïhaqî, selon Sulaïmân e-Taïmî, nous étions Abû ‘Uthmân, Abû Nadhra, Abû Majlaz, Khâlid el Ashujj et moi en train de réviser le Hadith et la Sunna quand une personne dans l’assemblée proposa : « Ne serait-il pas mieux pour nous de lire le Coran ?

-          Abû Sa’îd el Khudrî nous disait, répondit Abû Nadhra : Il vaut mieux réviser le Hadith que de lire le Coran ! »

 

L’auteur a dit : e-Shâfi’î souligne dans ce sens : « Il vaut mieux étudier la science que de faire des prières surérogatoires. » Lire le Coran est un acte d’adoration surérogatoire en effet, tandis qu’apprendre le Hadith relève de « l’obligation collective » (Fardh el Kifâya : si une partie suffisante de la communauté s’en charge alors le reste de la communauté en est épargnée).

 

D’après el Baïhaqî, selon Khâlid ibn Yâzid, le Hadith est aussi sacré que le Coran. Selon Ismâ’îl ibn Abî Uwaïs, avant de réciter un Hadith, Mâlik faisait ses ablutions, s’asseyait sur le bord de son lit, se peignait la barbe, et prenait une position respectueuse. Lorsqu’on lui posa la question à ce sujet, il répondit : « J’aime donner de l’importance aux paroles du Messager d’Allah (r). » Selon ce même Malik, un homme se rendit au chevet de Sa’îd ibn el Musaïb qui était malade. Il lui posa une question, mais Sa’îd s’assit alors qu’il était allongé. Puis, il lui récita un Hadith. « Je ne voulais pas te fatiguer ! lui lança l’homme.

-          J’ai appréhendé te réciter les paroles du Messager d’Allah (r) en étant allongé. »

Quant à el A’mash, s’il voulait réciter un Hadith alors qu’il n’avait pas ses ablutions, il faisait le Tayammum (ablution sèche).

 

D’après e-Tabarânî dans el Awsat, selon ibn ‘Umar, le savoir se résume à trois choses : un Texte du Coran révélé, une Tradition en vigueur ou je ne sais pas !

 

D’après e-Dârimî, selon Sa’îd ibn el Musaïb, ce dernier a vu un homme multiplier les prières après la prière du Fajr. Il lui fit une remarque, mais l’homme lui répondit aussitôt : « Abû Mohammed ! Allah va-t-il me châtier à cause d’une prière ?

-          non ! Mais il va te châtier pour avoir contredit la Sunna ! »

        

Abû ‘Uthmân el Haïrî a dit : « Quiconque met en pratique la Sunna dans ses paroles et ses actes, exprime la sagesse. Et quiconque se soumet à ses passions, exprime l’innovation. » Le Très-Haut dit : (Si vous le suivez, vous serez alors guidés sur le droit chemin). Abû Hamza el Baghdâdî a dit : « Celui qui découvre le chemin de la vérité, il lui sera facile de l’emprunter. Il n’y a pas d’autre guide qui mène à Allah que de suivre le Messager (r) à travers ses différentes situations, ses paroles et ses actes. » Abû Ishâq Ibrâhîm ibn Dâwûd a dit : « La preuve que l’on aime Allah, c’est de se soumettre à Son obéissance et de suivre son Prophète (r). » Selon el Junaïd, le chemin qui mène vers Allah est obstrué à tout le monde, sauf à ceux qui suivent les annales du Messager d’Allah (r) et qui s’en tiennent à ses traces.

 

D’après el Bukhârî dans e-Târîkh, l’Imam Mâlik a dit : « La Sunna, c’est l’Arche de Noé, quiconque s’embarque dessus est sauvé et quiconque s’en détourne est perdu. »

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

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Catégorie : L'islam

 Le Prophète Muhammad dans la Thora et l’Évangile

26/1/2009
Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction
 
Louange à Dieu seul, et que son salut et la bénédiction soient sur le dernier des prophètes… Ce qui distingue les musulmans des autres est qu’ils croient en tous les prophètes et les messagers que Dieu envoya : le premier fut Adam et le dernier fut Muhammad et entre eux, on peut citer Noé, Abraham, Moïse et Jésus (que la paix de Dieu soit sur eux). L’Islam prescrit de croire en tous ces messagers, mais aussi d’authentifier leur message, de les aimer et de croire fermement que leur mérite est supérieur à toutes autres créatures. L’Islam déclare également que démentir un seul messager revient à mécroire en tous les prophètes. Le musulman qui croit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et mécroit en Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), est considéré comme mécréant au vu de l’Islam. Cela, même s’il croit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il a mécru en un des prophètes de Dieu. Cette règle est valable pour celui qui mécroit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), alors qu’il croit en d’autres prophètes. Le Coran mentionne que les caractéristiques et les œuvres du prophète Muhammad furent citées dans la Thora et la Bible. Dieu dit :
 
(Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l’Évangile. Il leur ordonne le bien, leur défend le mal, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et les libère de la charge et des carcans qui pesaient sur eux. Ceux qui croient en lui, l’honorent, lui portent secours et suivent la lumière descendue avec lui, ceux-là sont les gagnants.)[1][1]
 
Le Coran relate l’histoire d’Abraham (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) invoquant son Seigneur d’envoyer un prophète qui s’avéra être Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) : (Seigneur ! Envoie-leur un messager pris parmi eux, afin qu’il leur récite tes versets, leur enseigne le Livre et la Sagesse, et les purifie. Tu es certes le Puissant, le Sage ! » )[1][2]
Le Coran mentionne également Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lorsqu’il annonça la venue du prophète Muhammad r : (Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël ! Je suis vraiment l’envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera "Ahmad". »)
Le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) confirma ces faits en disant : « Je suis auprès de Dieu, le dernier des prophètes[1][3] alors qu’Adam était encore étendu sur la terre et je vais vous informer comment se déroulèrent les prémices de ma prophétie : Je suis le résultat de l’invocation de mon père Abraham, je suis également l’annonce de Jésus et la vision de ma mère (le jour où je suis né, lorsqu’elle vit une lumière éclairant les palais de la grande Syrie (le Chêm)). »[1][4]
 
 Ceci ne fut pas restreint à Abraham et Jésus (sur eux la paix), mais Dieu prit l’engagement de l’ensemble des prophètes de croire en l’ultime prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et de lui accorder victoire. Dieu dit :
(Et lorsque Dieu prit cet engagement des prophètes : « Chaque fois que je vous accorderai un Livre et de la Sagesse, et qu’ensuite un messager viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devrez croire en lui et lui porter secours. » Dieu leur demanda : « Consentez-vous et acceptez-vous mon pacte à cette condition ? » Ils dirent : « Nous consentons », Dieu dit : « Soyez-en donc témoins, et me voici, avec vous, parmi les témoins.)[1][5]
 
D’après ‘Atâ Ibn Yassâr qui rapporte : « J’ai rencontré ‘Amr Ibn Al-‘Âss (qu’Allah l’agrée) et je lui demandai : Informe-moi de la description faite du messager de Dieu (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans la Thora. » Il dit : « Oui, je suis d’accord pour te répondre. Je jure par Dieu qu’il est décrit dans la Thora par des caractéristiques mentionnées dans le Coran :
« (Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur)[1][6], tu protégeras le peuple illettré (les Arabes), tu es mon serviteur et mon messager, je t’ai nommé Al-Moutawakkil (celui qui place sa confiance en Dieu), tu n’es point une personne rude au cœur dur, tu ne cries pas dans les marchés, tu ne rends pas un mal par un autre, mais au contraire tu pardonnes et excuses. Son âme ne remontera vers Dieu que lorsqu’il redressera par son biais la communauté tordue, pour qu’enfin elle prononce : Il n’y a point de divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu (Lâ Ilâha Illal-lâh) ; par sa cause, Dieu rendra clairvoyant des yeux auparavant aveugles, rendra discernant, des oreilles auparavant sourdes et ouvrira des cœurs auparavant scellés. »[1][7]
 
Les juifs et les chrétiens ne croient pas en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cependant, les juifs ne croient pas également en Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), mais tous sont d’accord pour dire : « Muhammad n’est point mentionné dans la Thora et la Bible et s’il était un prophète digne de ce nom, il aurait été mentionné dans ces deux livres. »
Les chrétiens disent : « Il n’y a pas de prophète après Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Toutefois, nous devons nous poser une question primordiale : « Jésus, a-t-il vraiment dit cela ? Y a-t-il dans la Bible un seul extrait déclarant que Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le dernier des prophètes ? Nous, nous répondons, sans le moindre doute, qu’il n’y a pas d’extrait indiquant cela.
 
Nous pouvons aussi nous demander, si la véracité d’une prophétie doit respecter la condition suivante : tout prophète doit-il être mentionné dans les livres sacrés qui l’ont précédé ? Nous répondons à cette condition qu’elle n’est pas obligatoire et la preuve à cela est que Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne fut en aucun cas mentionné dans les livres sacrés qui l’ont précédé.
 
Supposons, donc, que le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut un imposteur doublé d’un menteur – loin de lui cette infâme description – pourquoi alors les gens croient-ils encore aujourd'hui à l’authenticité de son message ? Pour quelle raison, ceux qui embrassent la religion de ce prophète ne cessent d’augmenter jour après jour jusqu’à ce que leur nombre ait atteint aujourd’hui plus d’un milliard trois cents millions, répartis dans la plupart des régions du monde ?
 
Pour quelle raison de nombreux chrétiens, connus pour leur intelligence et leur raison, embrassent-ils l’Islam ? Pourquoi tant de travailleurs, de médecins, de musiciens, d’artistes, de politiciens, de sportifs et même des prêtres et des religieux, non par dizaines ou centaines, mais bien par milliers, embrassent-ils tous cette religion ? Leur nombre est devenu tellement important que les responsables politiques commencent à mettre en garde contre l’avancée accrue de l’Islam en Europe et aux États-Unis et font tout pour l’enrayer. Est-ce que l’ensemble de ces nouveaux musulmans a embrassé l’Islam en s’attachant aveuglément à des chimères ou à une imposture ou bien ont-ils trouvé dans l’Islam la paix et la sérénité de l’esprit et vu en le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) le parfait modèle humain ? C’est en effet, lui le dernier des prophètes (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et le messager tant attendu en qui nous devons croire. Nous devons suivre son exemple et appliquer ses enseignements.
 
L’annonce du prophète Muhammad dans les Écritures sacrées
 
Dire que le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas mentionné dans la Thora et l’Évangile, revient à proférer un mensonge évident. Manifestement, ces propos malhonnêtes ont été perpétués de sorte à dissimuler la vérité et l’étouffer dans le simple but de tromper. Les religieux juifs et chrétiens ont intentionnellement camouflé la mention du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans leurs Écritures saintes. Parfois, ils ajoutent ou retirent des phrases, mais peuvent aussi faire preuve de falsification de textes entiers ou souvent optent pour une explication incongrue du texte, très loin de la réelle interprétation. Dieu dit à leur propos :
(Ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé.)[1][8]
 
Et Dieu dit également :
( Ô gens du Livre ! Pourquoi dissimulez-vous la vérité derrière le mensonge et cachez la vérité alors que vous savez ? )[1][9]
 
L’extrême divergence entre les quatre Évangiles prouve, sans le moindre doute, à ceux qui sont ancrés dans la science, que les textes ont été falsifiés, manipulés à outrance, en y rajoutant des paragraphes et en y supprimant d’autres. Pour ceux qui n’en sont pas encore convaincus, nous leur disons : comment alors expliquer le fait que l’Évangile décrive en détail l’histoire de la crucifixion de Jésus, ce qui lui est advenu, ce qu’il a pu endurer durant ce jour-ci et ce jour-là puis le récit de sa résurrection après trois jours, etc. ; autant d’étranges passages qui ne peuvent être admis par l’homme doué de raison comme étant la parole de Dieu.
Tout ce que l’on peut en déduire est que ces récits sont, à moindre mal, les paroles des disciples de Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), que les religieux chrétiens introduisirent avec les Écritures saintes et nommèrent l’ensemble « Évangile ».
 
C’est pour cette raison que les Évangiles sont au nombre de quatre [1][10] et divergent énormément entre elles. Les savants chrétiens reconnaissent que les Évangiles furent écrits par quatre différentes personnes : l’Évangile selon Matthieu aurait été rédigé par Matthieu, la neuvième année après l’élévation au ciel de Jésus. [1][11]
Il fut écrit en hébreu. Quant à l’Évangile selon Marc, il fut rédigé par Marc, élève de Paul[1][12] puis Pierre, vingt-trois ans après l’élévation au ciel de Jésus. Il fut écrit en langue grecque. Quant à l’Évangile selon Jean, il aurait été rédigé par Jean, soixante-trois années après l’élévation au ciel de Jésus. [1][13] Il fut écrit en langue grecque également. Enfin, l’Évangile selon Luc fut rédigé par Luc, médecin en Anatolie et élève de Paul. Il fut écrit après celui de Marc.[1][14]
 
Il est donc logiquement impossible que la mention de celui qui se prétendra dernier des prophètes et qui sera suivi par des milliards de personnes soit omise dans les Écritures saintes. Ceci est encore plus probant, lorsque l’on sait que les Écritures saintes se sont énormément attardées dans la description de choses secondaires en comparaison.
 
Comment peut-on alors concevoir qu’on n’y mentionne pas, au minimum, le nom de ce prophète ou quelques-unes de ses caractéristiques ?! Comment Moïse et Jésus n’ont-ils pas mis en garde contre Muhammad (que les juifs et les chrétiens prétendent être un imposteur) sachant que son message bouleversa la face du monde et envahit toutes ses contrées ?! Comment peut-on croire en la non-altération de ces Livres célestes successifs alors qu’ils ont omis de nous prévenir de l’arrivée de ce prophète ?! Comment peut-on en la non-altération de ces Livres célestes successifs après qu’ils aient négligé cette phase importante et jamais observée de l’histoire mondiale ?!
 
Malgré toutes les tentatives des religieux juifs et chrétiens pour supprimer de la Thora et de l’Évangile tout ce qui peut être un indice de la venue du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ils ne réussirent pas [à tout effacer] tellement sont nombreuses les annonces de son arrivée. Par contre, ils se réfugièrent derrière un autre procédé : « l’interprétation erronée et falsifiée des textes». Ils imposent, encore de nos jours, au lecteur crédule une explication purement et simplement inconcevable n’ayant pour but que la déformation du sens réel des Ecritures.
Les annonces prophétiques qui vont suivre sont tirées des Écritures bibliques. Elles prouvent l’authenticité de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) par qui la prophétie fut parachevée. Nous ne citerons que quelques-unes des nombreuses annonces faites à ce sujet par Moïse et Jésus (sur eux la paix) :
 
Les annonces de la prophétie de Muhammad dans l’Ancien Testament (la Thora)
 
1)     On trouve dans le Deutéronome : « Moïse dit aux enfants d’Israël : N’obéissez pas aux devins […], car le Seigneur vous suscitera un prophète comme moi de parmi vos frères. Obéissez donc à ce prophète. »
2)     On trouve également dans Deutéronome (18 : 18) : « Je leur susciterai au sein de leurs frères un Prophète comme toi [Moïse], Je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que Je lui commanderai. »
 Le prophète en question ne correspond pas à Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il est dit « au sein de leurs frères » et les frères des enfants d’Israël sont les enfants d’Ismaël. Aucun prophète ne fut envoyé parmi les enfants d’Ismaël si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
 
Nous pouvons remarquer qu’aucun prophète ne ressemble vraiment à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). En effet, les deux se distinguent par un message qui leur est propre. Ils ont tous les deux été décrits comme étant puissants et courageux. On leur a ordonné à tous les deux de combattre leurs adversaires. En somme, cette prophétie ne peut être la description de Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il n’a pas été envoyé avec un message qui lui est propre, mais son message fut seulement le complément du message de Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
 
 De la même façon, Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas un frère des enfants d’Israël et ses caractéristiques n’étaient pas semblables à celles de Moïse comme le sont, au contraire, celles du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
 
3)     On trouve dans la Genèse (21 : 13) : « Mais le fils de la servante (Ismaël), Je le ferai aussi devenir une grande nation, car il est ta postérité » Comme Isaac a été béni dans le même livre (la Genèse), Ismaël est lui aussi spécifiquement béni et donc inclus dans la promesse de Dieu.
4)     Également dans la Genèse, on trouve (16 : 11-12) : « L'Ange de l'Éternel dit à Hajar, mère d’Ismaël : Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d'Ismaël ; car l’Éternel t'a entendue dans ton affliction. Ton fils sera craint par les gens, il fera mainmise sur tout et tous tendront les mains vers lui par humilité […] »
5)     On trouve aussi dans la Genèse (16 : 10) : « L'ange de l'Éternel dit à Hajar : Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse qu'on ne pourra la compter. »
6)     Et dans la Genèse (17 : 20) : « À l'égard d'Ismaël, je t'ai exaucé. Voilà, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l'infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. »
7)     Et dans la Genèse (21 : 18): « Lève-toi, prends l'enfant [Ismaël], saisis-le de ta main ; car je ferai de lui une grande nation. »
Ainsi, la seule communauté qui descend d’Ismaël (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est celle de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Et lorsqu’il dit : « Ton fils sera craint par les gens, il fera mainmise sur tout et tous tendront les mains vers lui par humilité… » ; cela ne concerne pas Ismaël, puisque la puissance à son époque appartenait à son frère Isaac, et la prophétie et la royauté se trouvaient chez les enfants d’Israël. Donc, cette annonce concerne, sans le moindre doute, Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui descend d’Ismaël.
Ceci nous rappelle le hadith où le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dit : « La victoire m’a été donnée grâce à la peur que je provoque chez l’ennemi à une distance d’un mois. »[1][15] Cela signifie que les adversaires du prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) prenaient peur bien avant (de la durée d’un mois de marche) que le combat ne débute. De plus, ce prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) réussit à soumettre toutes les communautés, il a dominé tous les souverains et toutes les mains se sont vues dirigées vers lui…
8)     On trouve dans le Deutéronome (33 : 2) : « Le Seigneur se manifesta du Sinaï, pour eux il s’est levé à l’horizon du côté de Séïr (Sâ’îr), il a resplendi depuis le mont de Parân.» Ces manifestations du Seigneur font référence aux trois prophéties : celle de Moïse, de Jésus et de Muhammad (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur eux). La manifestation de Dieu au mont Sinaï fait référence à l’endroit où la révélation fut donnée à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cet événement est unanimement reconnu chez les juifs, chrétiens et musulmans. Sa manifestation de l’endroit de Séïr fait référence à l’endroit où la révélation et les Évangiles furent donnés à Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est originaire de la même région qu’Abraham (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui avoisine la ville de Bethléem où se trouve la montagne Séïr (proche des monts Liban). Quant à sa manifestation au mont de Pâran, cela fait référence à la descente de la révélation et du Coran sur Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). En effet, les juifs, chrétiens et musulmans sont unanimes sur le fait que les monts de Pâran sont les monts de La Mecque.
On trouve dans la Genèse (21 : 21) le récit d’Ismaël, où est mentionnée sa terre d’habitation qui n’est autre que Pâran. Le Coran vient confirmer cette prophétie. Dieu dit :
 
(Par le figuier et l’olivier ! Par le mont Sinaï ! Et par cette cité sûre !)
Dieu évoque les endroits où vécurent ces trois prophètes et le lieu où la révélation leur fut révélée. Lorsque Dieu parle de « Par le figuier et l’olivier ! », cela fait référence à l’endroit où ces deux arbres poussent, qui n’est autre que la terre sacrée, où Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut promu prophète. Et « Par le mont Sinaï ! », fait référence à la montagne où Dieu parla à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et où il fut promu prophète. Et « Et par cette cité sûre ! », cela fait référence à la Mecque où Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut promu prophète.
9)     On trouve dans Ésaïe (29 : 12) : « Ou comme un livre que l'on donne à un homme qui ne sait pas lire, en disant : ‘Lis donc cela !’. Et qui répond : ‘Je ne sais pas lire’. » Qui d’autre ne sait ni lire et ni écrire si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Dieu dit dans le Coran :
(Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l’Évangile.)[1][16]
Les annonces de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont très nombreuses dans la Thora ; il serait difficile de tout mentionner et ce n’est pas le but de cette recherche, car l’objectif premier est d’inciter les gens à rechercher eux-mêmes la vérité. Cette simple allusion suffira à l’homme libre.
 
Les annonces de la prophétie de Muhammad dans le Nouveau Testament (les Évangiles)
Les annonces de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont nombreuses également dans le Nouveau Testament (les Évangiles) :
 
10) On trouve dans l’Évangile selon Jean (14 : 30) : « Je ne vous parlerai plus longtemps, car le meneur de ce monde viendra… » Qui est le meneur du monde qui vint après Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ? Dieu a parachevé par lui la prophétie et lui donna la plus complète des législations qui convient pour tous les temps et tous les lieux.
11) On trouve dans le même Évangile (8 : 13) : « C’est votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous : si, au contraire, je pars, je vous l’enverrai. »
12) Et dans (Jean 16 : 13) : « […] car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu... » Cette dernière description n’est autre que celle du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car c’est bien lui qui ne parle pas de son propre chef, comme il est mentionné dans le Coran : (Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est qu’une révélation qui lui est faite.)[1][17]
Par contre, le terme « le paraclet » – qui peut s’écrire aussi « paraklêtos » – signifie le consolateur ou celui qui est appelé au secours ou l’avocat. Mais le mot en latin peut aussi s’écrire de plusieurs façons. Il peut aussi avoir le sens de celui qui est loué, le plus loué, la louange ou celui qui loue énormément. Ceci est la signification du mot « Muhammad » en arabe : celui qui est loué ou encore l’autre prénom du prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui est « Ahmad », qui signifie le plus loué.
Quelle que soit la signification du mot « paraclet », nous pouvons conclure que Jésus a laissé derrière lui une œuvre inachevée et que quelqu'un allait venir pour compléter sa mission. Par ailleurs, les religieux chrétiens cherchent à ne pas divulguer l’autre sens de paraclet en prononçant ce mot de la deuxième façon, car il deviendrait clair à tout le monde qu’il s’agit de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Les religieux jouent sur cette ambiguïté, car le mot original qui fut traduit n’est plus connu ! Ils traduisirent donc « paraclet » par « consolateur » pour que ce mot ait le sens du « Saint-Esprit ».
 Mais, ce qui est étrange est de voir le mot « Saint-Esprit » utilisé mot pour mot dans d’innombrables versets des quatre Évangiles. Si « paraclet » signifiait réellement « Saint-Esprit », les quatre rapporteurs des Évangiles se seraient empressés de le mentionner ad litteram !
Le Saint Coran mentionne dans la sourate le Rang, v.6, que Jésus a explicitement mentionné le nom Ahmad : (Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël ! Je suis vraiment envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera "Ahmad". Puis, lorsque celui-ci vint à eux avec des preuves claires, ils dirent : "C’est une magie évidente." »)
Ahmad est le second nom du Prophète Muhammad et qui veut dire littéralement celui qui est le plus loué, le même sens que le « paraclet ». Cependant, examinons tout de même, dans le contexte de la Bible, si ce consolateur convient au personnage du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)[1][18] ou pas :
 
a. Jean (8 : 13) : « Un autre consolateur. » Donc, plusieurs consolateurs étaient déjà venus et il y en avait un qui devait encore venir. Ainsi, cette annonce ne convient plus au « Saint-Esprit ».
b. Jean : « Afin qu'il demeure éternellement avec vous ». Étant donné que le besoin pour un autre de venir après lui n'existait plus et qu'il serait le dernier de tous les prophètes. En effet, l’enseignement du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) demeure pour toujours et reste intact : le Coran et tous ses enseignements demeurent comme ils l'étaient il y a 1400 ans.
c. Jean (16 : 8) : « Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché » : Tous les autres Prophètes, y compris Abraham, Moïse, David et Salomon corrigeaient leurs voisins et leur peuple pour leurs péchés, mais pas le monde comme l'a fait Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il n'extirpa pas seulement l'idolâtrie de l'Arabie en l'espace de 23 ans, mais envoya aussi des émissaires à Héraclius, aux souverains des empires de Perse (Chosroês) et de Rome, au Négus, le roi d'Éthiopie, et à Mouqawqis, le gouverneur d'Égypte. Il réprimandait les chrétiens pour avoir divisé l'unité de Dieu en trinité, et pour avoir élevé Jésus au rang de fils de Dieu et ensuite de Dieu lui-même. C'est lui qui condamna les juifs et les chrétiens pour avoir corrompu leurs Écritures, et c'est lui qui a blanchi tous les Prophètes des imputations d'adultère, inceste, viol et idolâtrie.
c. Jean (16 : 13) : « Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu » Le Saint Coran est la parole de Dieu. Il n'y a pas un seul mot du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ni de ses compagnons qui y a été inclus. L'ange Gabriel le lui récita, le Prophète le mémorisa, et les paroles furent notées par ceux qui étaient chargés d’écrire les versets du Coran. Les propres paroles du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et ses enseignements furent enregistrés dans les Hadith ou traditions. Comparez avec le Deutéronome (18 : 18) : « [...] je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.»
Ceci correspond avec la sourate l'Étoile (versets 2-4) : (Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est qu’une révélation qui lui est faite.)
d. Jean (16 : 13) : « et il vous annoncera les choses à venir. » Toutes les prophéties du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) se réalisent. Le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) annonça nombre de signes révélant l’approche du jour dernier, qu’ils soient mineurs ou majeurs. Déjà, beaucoup de signes mineurs ont fait leur apparition, et les signes majeurs suivront sans le moindre doute, comme notre prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) nous en a informé…
 
Conclusion
 
En conclusion, nous conseillons toute personne de rechercher la vérité et ceci même si quelques personnes s’efforcent de la dissimuler. Nous sommes convaincus qu’une recherche dénuée de toute passion et de fanatisme religieux se conclura par la prononciation de l’attestation de foi :
 
« La ilâha illa-llâh, muhammadoun rassoûlou-llâh »
 
« Nulle divinité digne d’être adorée si ce n'est Dieu et Muhammad est le messager de Dieu… »
 
FIN

Tags : le prophete

Catégorie : le prophète mohammad

 Quelle est la vraie religion de Dieu ?

26/1/2009

Quelle est la vraie religion de Dieu ?

 

C

haque personne naît dans des circonstances qui ne dépendent pas de sa propre volonté. La religion de sa famille ou l’idéologie d’état est « projetée » sur elle, malgré elle, dès les premiers instants de son existence dans ce monde.

À l’adolescence, la personne, souvent endoctrinée, finit par accepter l’idée que les convictions de sa société sont les croyances correctes que chacun devrait avoir.

Toutefois, certaines personnes lorsqu’elles mûrissent et s’exposent à des systèmes où la croyance est autre, commencent dès lors à se poser des questions sur l’exactitude de leurs propres convictions.

Les « chercheurs » de vérité atteignent souvent un point de confusion quand ils réalisent que chaque religion, secte, idéologie ou philosophie prétend être la seule et unique voie correcte pour l’homme. Toutes encouragent à faire le bien. Donc, laquelle est la bonne ? Elles ne peuvent toutes être vraies puisque chacune d’entre elles prétend que les autres sont fausses. Alors comment celui qui tend à la recherche de la vérité peut-il prétendre prendre le bon chemin ?

Dieu nous a donné à tous un esprit et une intelligence pour nous permettre de prendre cette cruciale décision. C’est la décision la plus importante dans la vie d’un être humain. Son futur dépend de ce choix. Ainsi, chacun de nous se doit d’examiner objectivement les signes qui lui sont présentés, et choisir ce qui lui semble être exact jusqu’à ce qu’une autre preuve surgisse.

Tout comme n’importe quelle autre religion ou philosophie, l’Islam aussi prétend être la seule et unique voie vers Dieu. En cela, on peut comprendre qu’elle ne diffère pas des autres croyances. Cet écrit a donc l’intention d’apporter les preuves du bien-fondé de cette prétention.

Quoi qu’il en soit, il faudra garder à l’esprit qu’on ne pourra distinguer le vrai chemin qu’en mettant de côté nos sentiments et les préjugés qui souvent nous empêchent de voir la réalité. Après, et seulement après, on pourra utiliser notre intelligence que Dieu nous a accordée et prendre une décision rationnelle et juste.

Il existe de nombreux arguments qui peuvent être mis en avant pour soutenir la revendication de l’Islam d’être la vraie religion de Dieu. On en citera que trois parmi les plus évidents :

1.          Le premier argument repose sur les origines divines des noms de la religion et de la compréhension de ses significations. 

2.          Le deuxième concerne l’aspect unique et simple des enseignements de la relation entre Dieu, l’homme et la création.

3.          Le troisième argument provient du fait que l’Islam est universellement accessible par tous les hommes et à toute époque.

Ces trois arguments sont trois principes clairs de ce que la logique et la raison imposent pour qu’une religion puisse être considérée comme la vraie religion de Dieu. Les pages qui vont suivre permettront de développer ces principes en détail.

La suite en téléchargeant le livre en pièce jointe...sur :   http://www.islamhouse.com/p/191718

 

Tags : islam

Catégorie : L'islam
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